Chapter VIII - The Sundry Names Given to the Sexual Parts of Man
Know, O Vizir (to whom God be good!), that man's member bears different names, as:
El dekeur, the virile member
El fortass, the bald one
El kamera, the penis
Abou aïne, he with one eye
El aïr, the member for generation
El atsar, the pusher
El hamama, the pigeon
El dommar, the odd-headed
El teunnana, the tinkler
Abou rokba, the one with a neck
El heurmak, the indomitable
Abou quetaïa, the hairy one
El ahlil, the liberator
El besiss, the impudent one
El zeub, the verge
El mostahi, the shame-faced one
El hammache, the exciter
El nâsse, the sleeper
El bekkaï, the weeping one
El zodamme, the crowbar
El hezzaz, the rummager
El khiade, the tailor
El lezzaz, the unionist
Mochefi el relil, the extinguisher of passion
Abou lâaba, the expectorant
El fattache, the searcher
El khorrate, the turnabout
El hakkak, the rubber
El deukkak, the striker
El mourekhi, the flabby one
El âouame, the swimmer
El motelâ, the ransacker
El dekhal, the housebreaker
El mokcheuf the discoverer
El âouar, the one-eyed
As regards the names of kamera and dekeur, their meaning is plain. Dekeur is a word which signifies the male of all creatures, and is also used in the sense of 'mention' and 'memory'. When a man has met with an accident to his member, when it has been amputated, or has become weak, and he can, in consequence, no longer fulfil his conjugal duties, they say of him: 'the member of such an one is dead'; which means: the remembrance of him will be lost, and his generation is cut off by the root. When he dies they will say, 'His member has been cut off,' meaning, 'His memory is departed from the world.'
The dekeur plays also an important part in dreams. The man who dreams that his member has been cut off is certain not to live long after that dream, for, as said above, it presages the loss of his memory and the extinction of his race.
There is a story that the Sultan Haroun er Rachid, having with him several persons of mark with whom he was familiar, rose and left them to go to one of his wives, whom he wanted to enjoy. He found her suffering from her courses, and returned to his companions to sit down with them, resigned to his disappointment.
Now it so happened that a moment afterwards the woman found herself free from her discharge. When she had assured herself of this, she made forthwith her ablutions, and sent to the Sultan, by one of her negresses, a plate of coriander.
Haroun er Rachid was seated amongst his friends when the negress brought the plate to him. He took it and examined it, but did not understand the meaning of its being sent to him by his wife. At last he handed it to one of his poets, who, having looked at it attentively, recited to him the following verses:
'She has sent you coriander
White as sugar;
I have placed it in my palm,
And concentrated all my thoughts upon it,
In order to find out its meaning;
And I have seized it.
O my master, what she wants to say,
Is, "My vulva is restored to health."'
Er Rachid was surprised at the wit shown by the woman, and at the poet's penetration. Thus that which was to remain a mystery remained hidden, and that which was to be known was divulged.
lundi 10 septembre 2007
17 Le jardin parfumé pour la Récréation des Âmes
Chapitre VIII - Des divers noms des parties sexuelles de l'homme
Sache, Ô Vizir (que Dieu te fasse miséricorde !), que le membre de l'homme porte différents noms, parmi lesquels on cite :
Ed dhekeur ............. Le membre viril.
El kamera ............... Le pénis.
El air ...................... Le membre de la génération.
El hamama ............. Le pigeon.
El teunnana ............ Le tinteur.
El harmak ............... L'indomptable.
El ahlilê .................. Le libérateur.
Ez zeub ................... La verge.
El hammache .......... L'excitateur.
El fodelak ................ Le trompeur.
En nâasse ................. Le dormeur.
Ez zaddame ............. L'enfonceur.
El khayate ................ Le tailleur.
Mochefi el ghalil ..... Celui qui éteint le feu de la passion.
El kharrate .............. Le tournailleur.
Ed deukkak ............. Le frappeur.
El aouame ............... Le nageur.
El dekhal ................ Le rentrant.
El kharradj ............ Le sortant.
El aâouar ................ Le borgne.
El fartass ................ Le chauve.
Abou aine .............. Celui qui a un œil.
El atsar ................. Le buteur.
Ed dammar .......... Le cabochin.
Abou rakba ............ Celui qui a un cou.
Abou quetaia ......... Celui qui a une touffe de poils (86).
El bessis ............... L'effronté.
El mostahi ............ Le honteux.
El bekkay ............... Le pleureur.
El kezzaz ............... Le remuant.
El lezzaz ............... L'annexeur.
Abou lâaba ............ Le cracheur.
Ech chelbak ............ Le clapoteur.
El battak .................. Le défonceur.
El fattache ............... Le chercheur.
El hakkak ................ Le frotteur.
El mourekhi ............ Le flasque.
El motelâ ................ Le fouilleur.
El mokcheuf ........... Le découvreur.
Pour ce qui est des noms de kamera (1) et de dhekeur, ils renferment en eux-mêmes leur signification.
Dhekeur signifie le mâle de toutes les créatures et veut dire aussi mention et mémoi¬re.
S'il est survenu à l'homme un accident affectant son membre, si celui-ci lui a été coupé ou est devenu languissant, si, par suite d'impuissance, il lui est arrivé de ne pouvoir remplir le devoir conjugal, on dit de lui : «Le membre d'un tel est mort», c'est-à-dire : Son souvenir se perdra et sa génération a été coupée clans sa racine. S'il vient à mourir, on dit de lui : «Son membre a été coupé», c'est-à-dire : Sa mémoire a disparu du monde (2).
Le dhekeur joue aussi dans les songes un rôle important. L'homme qui voit en rêve son membre viril coupé est certain de ne pas survivre longtemps à ce songe, car, comme il a été expliqué, c'est la perte de son souvenir et l'extinction de sa race.
On raconte, que le sultan Haroun er Rachid, ayant chez lui plusieurs personnages importants de ses familiers, se leva, les laissant pour se rendre chez une de ses femmes, qu'il voulait besogner. Il la trouva affligée de son écoulement menstruel et revint alors vers ses compagnons avec lesquels il s'assit, se résignant à ce contretemps.
Or, il arriva qu'un instant après cette femme revint à l'état de pureté. Lorsque, d'après ses habitudes, elle en eut acquis la certitude, elle fit aussitôt ses ablutions, puis envoya au sultan, par une de ses négresses, un plat de coriandre (4).
Il se trouva qu'Haroun er Rachid était encore au milieu de ses familiers, lorsque la négresse lui présenta le plat. Il le prit et se mit à l'examiner, ne se rendant pas compte de l'intention de la femme qui le lui envoyait. Il finit par le passer à un de ses poètes, qui, après l'avoir reçu des mains du calife, le considéra attentivement, puis récita les vers suivants :
«Elle t'a envoyé de la coriandre (kousbeur)
Blanche comme le sucre.
Je l'ai placée dans le creux de ma main.
Et toute ma réflexion s'est concentrée sur elle,
Pour découvrir le sens qu'elle renferme
J'ai saisi l'allusion, Ô mon seigneur, car elle a voulu dire :
«Ma vulve est guérie» (keussi bara).
Er Rachid fut émerveillé de l'esprit dont avait fait preuve la femme et de la pénétration du poète. C'est ainsi que ce qui devait rester mystère demeura caché et que ce qui devait apparaître fut connu.
Sache, Ô Vizir (que Dieu te fasse miséricorde !), que le membre de l'homme porte différents noms, parmi lesquels on cite :
Ed dhekeur ............. Le membre viril.
El kamera ............... Le pénis.
El air ...................... Le membre de la génération.
El hamama ............. Le pigeon.
El teunnana ............ Le tinteur.
El harmak ............... L'indomptable.
El ahlilê .................. Le libérateur.
Ez zeub ................... La verge.
El hammache .......... L'excitateur.
El fodelak ................ Le trompeur.
En nâasse ................. Le dormeur.
Ez zaddame ............. L'enfonceur.
El khayate ................ Le tailleur.
Mochefi el ghalil ..... Celui qui éteint le feu de la passion.
El kharrate .............. Le tournailleur.
Ed deukkak ............. Le frappeur.
El aouame ............... Le nageur.
El dekhal ................ Le rentrant.
El kharradj ............ Le sortant.
El aâouar ................ Le borgne.
El fartass ................ Le chauve.
Abou aine .............. Celui qui a un œil.
El atsar ................. Le buteur.
Ed dammar .......... Le cabochin.
Abou rakba ............ Celui qui a un cou.
Abou quetaia ......... Celui qui a une touffe de poils (86).
El bessis ............... L'effronté.
El mostahi ............ Le honteux.
El bekkay ............... Le pleureur.
El kezzaz ............... Le remuant.
El lezzaz ............... L'annexeur.
Abou lâaba ............ Le cracheur.
Ech chelbak ............ Le clapoteur.
El battak .................. Le défonceur.
El fattache ............... Le chercheur.
El hakkak ................ Le frotteur.
El mourekhi ............ Le flasque.
El motelâ ................ Le fouilleur.
El mokcheuf ........... Le découvreur.
Pour ce qui est des noms de kamera (1) et de dhekeur, ils renferment en eux-mêmes leur signification.
Dhekeur signifie le mâle de toutes les créatures et veut dire aussi mention et mémoi¬re.
S'il est survenu à l'homme un accident affectant son membre, si celui-ci lui a été coupé ou est devenu languissant, si, par suite d'impuissance, il lui est arrivé de ne pouvoir remplir le devoir conjugal, on dit de lui : «Le membre d'un tel est mort», c'est-à-dire : Son souvenir se perdra et sa génération a été coupée clans sa racine. S'il vient à mourir, on dit de lui : «Son membre a été coupé», c'est-à-dire : Sa mémoire a disparu du monde (2).
Le dhekeur joue aussi dans les songes un rôle important. L'homme qui voit en rêve son membre viril coupé est certain de ne pas survivre longtemps à ce songe, car, comme il a été expliqué, c'est la perte de son souvenir et l'extinction de sa race.
On raconte, que le sultan Haroun er Rachid, ayant chez lui plusieurs personnages importants de ses familiers, se leva, les laissant pour se rendre chez une de ses femmes, qu'il voulait besogner. Il la trouva affligée de son écoulement menstruel et revint alors vers ses compagnons avec lesquels il s'assit, se résignant à ce contretemps.
Or, il arriva qu'un instant après cette femme revint à l'état de pureté. Lorsque, d'après ses habitudes, elle en eut acquis la certitude, elle fit aussitôt ses ablutions, puis envoya au sultan, par une de ses négresses, un plat de coriandre (4).
Il se trouva qu'Haroun er Rachid était encore au milieu de ses familiers, lorsque la négresse lui présenta le plat. Il le prit et se mit à l'examiner, ne se rendant pas compte de l'intention de la femme qui le lui envoyait. Il finit par le passer à un de ses poètes, qui, après l'avoir reçu des mains du calife, le considéra attentivement, puis récita les vers suivants :
«Elle t'a envoyé de la coriandre (kousbeur)
Blanche comme le sucre.
Je l'ai placée dans le creux de ma main.
Et toute ma réflexion s'est concentrée sur elle,
Pour découvrir le sens qu'elle renferme
J'ai saisi l'allusion, Ô mon seigneur, car elle a voulu dire :
«Ma vulve est guérie» (keussi bara).
Er Rachid fut émerveillé de l'esprit dont avait fait preuve la femme et de la pénétration du poète. C'est ainsi que ce qui devait rester mystère demeura caché et que ce qui devait apparaître fut connu.
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Erotique
16 The Perfumed Garden for the Recreation of Souls
The sense of these words is, that a man when he feels disposed for it can give himself up to the exercise of coitus with more or less ardour according to his desires, and at the time which best suits him, without any fear of future impotence, if his enjoyment is provoked and regulated only by his feeling the want of lying with a woman.
But he who makes love for the sake of somebody else, that is to say only to satisfy the passion of his mistress, and tries all he can to attain that impossibility, that man will act against his own interest and imperil his health to please another person.
As injurious may be considered coition in the bath or immediately after leaving the bath; after having been bled or purged or suchlike. Coitus after a heavy bout of drinking is likewise to be avoided. To indulge coitus with a woman during her courses is as detrimental to the man as to the woman herself, as at that time her blood is vitiated and her womb cold, and if the least drop of blood should get in the man's urinary canal numerous maladies may supervene. As to the woman, she feels no pleasure during her courses, and at such time holds coitus in aversion.
As regards copulation in the bath, some say that there is no pleasure to be derived from it, if, as is believed, the degree of enjoyment is dependent upon the warmth of the vulva; for in the bath the vulva cannot be otherwise than cold, and consequently unfit for giving pleasure. And it is besides not to be forgotten that the water penetrating into the sexual parts of man or woman may lead to grave consequences.'
Coitus after a full meal may occasion rupture of the intestines. It is also to be avoided after undergoing much fatigue, or at a time of very hot or very cold weather.
Amongst the accidents which may attend the act of coition in hot countries may be mentioned sudden blindness without any previous symptoms.
The repetition of the coitus without washing the parts ought to be shunned, as it may enfeeble the virile power.
The man must also abstain from copulation with his wife if he is in a state of legal impurity, for if she should become pregnant by such coition the child could not be sound.
After ejaculation do not remain close to the woman, as the disposition for recommencing will suffer by doing so.
Care is to be taken not to carry heavy loads on one's back or to over-exert the mind, if one does not want the coitus to be impeded. It is also not good constantly to wear vestments made of silk, as they impair all the energy for copulation.
Silken cloths worn by women also affect injuriously the capacity for erection of the virile member.
Fasting, if prolonged, calms sexual desire; but in the beginning it excites the same.
Abstain from greasy liquids, as in the course of time they diminish the strength necessary for coition.
The effect of snuff, whether plain or scented, is similar.
It is bad to wash the sexual parts with cold water directly after copulation; in general, washing with cold water calms down the desire, while warm water strengthens it.
Conversation with a young woman excites in a man the erection and passion commensurate with the youthfulness of the woman.
An Arab addressed the following recommendation to his daughter at the time when he conducted her to her husband: 'Perfume yourself with water!' meaning that she should frequently wash her body with water in preference to perfumes; the latter, moreover, not being suitable for everyone.
It is also reported that a woman having said to her husband, 'You are then a nobody, as you never perfume yourself!' he made answer, 'Oh, you sloven! it is for the woman to emit a sweet odour.'
The abuse of coition is followed by loss of the taste for its pleasures; and to remedy this loss the sufferer must anoint his member with a mixture of the blood of a he-goat with honey. This will procure for him a marvellous effect in making love.
It is said that reading the Koran also predisposes for copulation.
Remember that a prudent man will beware of abusing the enjoyment of coition. The sperm is the water of life; if you use it economically you will always be ready for love's pleasures; it is the light of your eye; do not be lavish with it at all times and whenever you have a fancy for enjoyment, for if you are not sparing with it you will expose yourself to many ills. Wise medical men say, 'A robust constitution is indispensable for copulation, and he who is endowed with it may give himself up to the pleasure without danger; but it is otherwise with the weakly man; he runs into danger by indulging freely with women.
The sage, Es Sakli, has thus determined the limits to be observed by man as to the indulgence of the pleasures of coition: Man, be he phlegmatic or sanguine, should not make love more than twice or thrice a month; bilious or hypochondriac men only once or twice a month. It is nevertheless a well-established fact that nowadays men of any of these four temperaments are insatiable as to coition, and give themselves up to it day and night, taking no heed how they expose themselves to numerous ills, both internal and external.
Women are more favoured than men in indulging their passion for coition. it is in fact their speciality; and for them it is all pleasure; while men run many risks in abandoning themselves without reserve to the pleasures of love.
Having thus treated of the dangers which may occur from the coitus, I have considered it useful to bring to your knowledge the following verses, which contain hygienic advice in their respect. These verses were composed by the order of Haroun er Rachid by the most celebrated physicians of his time, whom he had asked to inform him of the remedies for successfully combating the ills caused by coition.
Eat slowly, if your food shall do you good,
And take good care, that it be well digested.
Beware of things which want hard mastication;
They are bad nourishment, so keep from them.
Drink not directly after finishing your meal,
Or else you go halfway to meet an illness.
Keep not within you what is of excess,
And if you were in most susceptible circles,
Attend to this well before seeking your bed,
For rest this is the first necessity.
From medicines and drugs keep well away,
And do not use them unless very ill.
Use all precautions proper, for they keep
Your body sound, and are the best support.
Don't be too eager for round-breasted women;
Excess of pleasure soon will make you feeble,
And in coition you may find a sickness;
And then you find too late that in coition
Our spring of life runs into woman's vulva.
And before all beware of aged women,
For their embraces will to you be poison.
Each second day a bath should wash you clean;
Remember these precepts and follow them.
Those were the rules given by the sages to the master of benevolence and goodness, to the generous of the generous.
All sages and physicians agree in saying that the ills which afflict man originate with the abuse of coition. The man therefore who wishes to preserve his health, and particularly his sight, and who wants to lead a pleasant life, will indulge with moderation in love's pleasures, aware that the greatest evils may spring therefrom
But he who makes love for the sake of somebody else, that is to say only to satisfy the passion of his mistress, and tries all he can to attain that impossibility, that man will act against his own interest and imperil his health to please another person.
As injurious may be considered coition in the bath or immediately after leaving the bath; after having been bled or purged or suchlike. Coitus after a heavy bout of drinking is likewise to be avoided. To indulge coitus with a woman during her courses is as detrimental to the man as to the woman herself, as at that time her blood is vitiated and her womb cold, and if the least drop of blood should get in the man's urinary canal numerous maladies may supervene. As to the woman, she feels no pleasure during her courses, and at such time holds coitus in aversion.
As regards copulation in the bath, some say that there is no pleasure to be derived from it, if, as is believed, the degree of enjoyment is dependent upon the warmth of the vulva; for in the bath the vulva cannot be otherwise than cold, and consequently unfit for giving pleasure. And it is besides not to be forgotten that the water penetrating into the sexual parts of man or woman may lead to grave consequences.'
Coitus after a full meal may occasion rupture of the intestines. It is also to be avoided after undergoing much fatigue, or at a time of very hot or very cold weather.
Amongst the accidents which may attend the act of coition in hot countries may be mentioned sudden blindness without any previous symptoms.
The repetition of the coitus without washing the parts ought to be shunned, as it may enfeeble the virile power.
The man must also abstain from copulation with his wife if he is in a state of legal impurity, for if she should become pregnant by such coition the child could not be sound.
After ejaculation do not remain close to the woman, as the disposition for recommencing will suffer by doing so.
Care is to be taken not to carry heavy loads on one's back or to over-exert the mind, if one does not want the coitus to be impeded. It is also not good constantly to wear vestments made of silk, as they impair all the energy for copulation.
Silken cloths worn by women also affect injuriously the capacity for erection of the virile member.
Fasting, if prolonged, calms sexual desire; but in the beginning it excites the same.
Abstain from greasy liquids, as in the course of time they diminish the strength necessary for coition.
The effect of snuff, whether plain or scented, is similar.
It is bad to wash the sexual parts with cold water directly after copulation; in general, washing with cold water calms down the desire, while warm water strengthens it.
Conversation with a young woman excites in a man the erection and passion commensurate with the youthfulness of the woman.
An Arab addressed the following recommendation to his daughter at the time when he conducted her to her husband: 'Perfume yourself with water!' meaning that she should frequently wash her body with water in preference to perfumes; the latter, moreover, not being suitable for everyone.
It is also reported that a woman having said to her husband, 'You are then a nobody, as you never perfume yourself!' he made answer, 'Oh, you sloven! it is for the woman to emit a sweet odour.'
The abuse of coition is followed by loss of the taste for its pleasures; and to remedy this loss the sufferer must anoint his member with a mixture of the blood of a he-goat with honey. This will procure for him a marvellous effect in making love.
It is said that reading the Koran also predisposes for copulation.
Remember that a prudent man will beware of abusing the enjoyment of coition. The sperm is the water of life; if you use it economically you will always be ready for love's pleasures; it is the light of your eye; do not be lavish with it at all times and whenever you have a fancy for enjoyment, for if you are not sparing with it you will expose yourself to many ills. Wise medical men say, 'A robust constitution is indispensable for copulation, and he who is endowed with it may give himself up to the pleasure without danger; but it is otherwise with the weakly man; he runs into danger by indulging freely with women.
The sage, Es Sakli, has thus determined the limits to be observed by man as to the indulgence of the pleasures of coition: Man, be he phlegmatic or sanguine, should not make love more than twice or thrice a month; bilious or hypochondriac men only once or twice a month. It is nevertheless a well-established fact that nowadays men of any of these four temperaments are insatiable as to coition, and give themselves up to it day and night, taking no heed how they expose themselves to numerous ills, both internal and external.
Women are more favoured than men in indulging their passion for coition. it is in fact their speciality; and for them it is all pleasure; while men run many risks in abandoning themselves without reserve to the pleasures of love.
Having thus treated of the dangers which may occur from the coitus, I have considered it useful to bring to your knowledge the following verses, which contain hygienic advice in their respect. These verses were composed by the order of Haroun er Rachid by the most celebrated physicians of his time, whom he had asked to inform him of the remedies for successfully combating the ills caused by coition.
Eat slowly, if your food shall do you good,
And take good care, that it be well digested.
Beware of things which want hard mastication;
They are bad nourishment, so keep from them.
Drink not directly after finishing your meal,
Or else you go halfway to meet an illness.
Keep not within you what is of excess,
And if you were in most susceptible circles,
Attend to this well before seeking your bed,
For rest this is the first necessity.
From medicines and drugs keep well away,
And do not use them unless very ill.
Use all precautions proper, for they keep
Your body sound, and are the best support.
Don't be too eager for round-breasted women;
Excess of pleasure soon will make you feeble,
And in coition you may find a sickness;
And then you find too late that in coition
Our spring of life runs into woman's vulva.
And before all beware of aged women,
For their embraces will to you be poison.
Each second day a bath should wash you clean;
Remember these precepts and follow them.
Those were the rules given by the sages to the master of benevolence and goodness, to the generous of the generous.
All sages and physicians agree in saying that the ills which afflict man originate with the abuse of coition. The man therefore who wishes to preserve his health, and particularly his sight, and who wants to lead a pleasant life, will indulge with moderation in love's pleasures, aware that the greatest evils may spring therefrom
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16 Le jardin parfumé pour la Récréation des Âmes
Le sens de ces paroles : «Celui qui fait l'amour pour lui-même et pour satisfaire ses désirs éprouve un plaisir plus intense et plus durable», est que, si l'homme, lorsqu'il se sent disposé au plaisir, se livre à l'exercice du coït avec plus ou moins d'ardeur selon l'envie qu'il en ressent, et dans le moment qui lui convient, et si sa jouissance est provoquée et réglée par le seul besoin de se rapprocher de sa femme, il n'a pas à craindre de devenir impuissant.
Mais celui qui fait l'amour pour autrui, c'est-à-dire qui n'a en vue que la satisfaction des désirs de sa maîtresse et tend tous ses efforts vers ce but impossible à atteindre, celui-là néglige la conservation de sa propre santé et se met en péril par les plaisirs qu'il veut procurer à autrui.
Doivent être considérés comme nuisibles : le coït dans le bain ou immédiatement après en être sorti, et le coït après une saignée ou un purgatif, ou après d'autres débilitants de cette nature. Doit aussi être évité : le coït après une forte ivresse. Le coït de la femme qui a des règles abondantes est aussi pernicieux pour l'homme que pour la femme elle-même, parce que, dans cet état, son sang est vicié et son utérus froid ; d'un autre côté, si la moindre quantité de sang s'insinue dans le canal de l'urètre de l'homme, il peut lui survenir de nombreuses maladies. Quant à la femme, elle n'éprouve pas de jouissance pendant ses règles et elle a le coït en aversion.
Pour ce qui est relatif au coït dans l'eau, quelques-unes prétendent qu'il n'y a pas de plaisir à en attendre, si, comme il y a lieu de le croire, le degré de jouissance dépend de la chaleur de la vulve ; parce que, dans cette condition particulière, la vulve ne peut être que froide et, par suite, inhabile au plaisir. Puis, il est à remarquer que, si l'eau pénètre dans les parties sexuelles de l'homme et de la femme, il peut en résulter, pour l'un comme pour l'autre, de graves accidents.
On prétend que la vue de l'intérieur du vagin doit être évitée, parce qu'elle peut déterminer la cécité. Cette recommandation vient de la médecine et non de la jurisprudence.
On raconte, à ce sujet, qu'Hassen Ibn Ishak, sultan de Damas, avait l'habitude d'examiner l'intérieur des vulves des femmes ; et, quand on l'engageait à ne point le faire, il répondait : «Y a-t-il un plaisir préférable à celui-là ?» Aussi, ne tarda-t-il pas à devenir aveugle.
Le coït, après avoir beaucoup mangé, peut causer des ruptures dans les intestins. On doit également l'éviter après les fatigues, ou à l'époque des grandes chaleurs et des grands froids.
On dit que, parmi les accidents qui peuvent arriver subitement du fait du coït, dans les pays excessivement chauds, se trouve la cécité, qui atteint en un clin d'œil et sans aucun symptôme préalable.
On doit éviter de répéter le coït, sans avoir pris la précaution de faire des ablutions, car on risque, en n'ayant pas ce soin, de voir s'affaiblir la force nécessaire pour cet acte dans lequel consiste le souverain bien. L'homme doit aussi avoir l'attention de ne pas se rapprocher de sa femme, lorsqu'il est en état d'impureté légale ; car, si elle devient enceinte de ce coït, l'enfant pourrait ne pas être sain.
II faut se garder de porter de pesants fardeaux après avoir éjaculé, car cela enlève les bonnes dispositions pour recommencer et accélère la canitie.
Il faut se garder de porter de pesants fardeaux sur le dos et éviter les longues tensions de l'esprit, si l'on ne veut pas nuire au coït. Il ne faut pas non plus revêtir habituellement des vêtements de soie (1), parce que cette habitude fait disparaître toute énergie pour la copulation. Les vêtements de soie que la femme porte, pour son agrément, ont aussi la propriété de faire tomber l'érection de l'homme.
Le jeûne, lorsqu'il est prolongé, calme les désirs vénériens ; mais, dans le principe, il les excite.
Il faut s'abstenir de boire des breuvages gras, parce qu'à la longue ils diminuent la force pour le coït.
L'usage du tabac à priser, éventé ou non aromatisé, produit le même effet.
Il est mauvais de se laver les parties sexuelles avec de l'eau froide aussitôt après la copulation ; mais, en général, le lavage à l'eau froide retarde la canitie, tandis que l'eau chaude l'active.
La conversation avec une jolie femme suscite, chez l'homme, une érection et une ardeur proportionnée à la jeunesse de la femme.
Voici une recommandation que faisait un Arabe à sa fille, au moment où on la conduisait à son mari : «Parfume-toi avec de l'eau» ; voulant dire par là qu'elle devait se laver fréquemment le corps, l'eau étant préférable aux parfums, et ceux-ci, d'ailleurs, n'ayant pas prise sur tous les corps.
On rapporte de même qu'une femme ayant dit à son mari : «Tu n'es donc qu'un homme de rien, que » tu ne t'es jamais parfumé ?», celui-ci lui répondit : « Ô malpropre, c'est à la femme à sentir bon !»
L'abus du coït fait perdre le goût de ce plaisir et, pour remédier à cet inconvénient, l'homme n'a qu'à mélanger du sang de bouc avec du miel et à s'en oindre le membre. Il éprouvera ensuite, en faisant l'amour, une jouissance merveilleuse.
On dit que la lecture du Coran dispose aussi à la copulation.
Sache qu'il convient à l'homme prudent de ne pas faire abus des jouissances du coït. Le sperme est l'eau de la vie ; si tu en es économe, tu resteras toujours apte aux plaisirs de l'amour ; c'est la lumière de ton œil, ne le répands pas chaque fois que tu en auras envie, car, si tu ne sais te modérer, tu t'exposeras à de nombreuses maladies. De savants médecins ont dit : «Un tempérament robuste est indispensable pour la copulation, et celui qui est doué de ce tempérament peut sans danger s'y livrer ; mais il n'en est pas de même de celui dont la constitution et faible : il court des dangers, s'il s'adonne sans ménagements aux femmes.»
Le sage Es-Sakli a fixé ainsi la proportion dans laquelle il est convenable que l'homme use du coït : l'homme, soie pituiteux, soit sanguin, ne doit pas faire l'amour plus de deux ou trois fois par mois. Quant aux bilieux et à l'hypocondriaque, ils ne doivent pas aller au-delà d'une ou deux fois par mois. Et pourtant, c'est un fait avéré que, parmi les gens de l'époque actuelle, beaucoup, doués d'un de ces quatre tempéraments, sont infatigables pour le coït et s'y livrent le jour et la nuit, sans se douter qu'ils s'exposent à de nombreuses maladies tant internes qu'externes.
Les femmes sont plus favorisées que les hommes, en ce qui touche à la satisfaction de leurs désirs de coït. C'est là, en effet, leur spécialité, et tout pour elles y est profit, tandis que les hommes sont sous le coup de nombreuses infirmités, lorsqu'ils s'adonnent sans réserve aux plaisirs de l'amour.
Après avoir traité des accidents qui résultent du coït, j'ai cru utile de placer sous tes yeux les vers suivants qui renferment des conseils hygiéniques s'y rapportant. Ces vers ont été composés, sur l'ordre d'Haroun er-Rachid (2), par les plus célèbres des médecins de son temps, auxquels il avait demandé de lui faire connaître les remèdes pouvant combattre avec succès les maladies causées par le coït :
«Mange lentement, si tu veux entasser nourriture
Sur nourriture dans ton estomac, et laisse bien se faire la digestion.
Quant aux aliments d'une mastication difficile, Repousse-les, car ils constituent une mauvaise nourriture. Surtout, ne bois pas aussitôt après avoir mangé,
Car ce serait courir toi-même au-devant du mal qui te menace.
Ne te force pas pour retenir ton superflu, lorsqu'il est prêt à sortir,
Lors même que tu te trouverais avec les gens les plus susceptibles.
Mais, surtout au moment de te coucher, rejette-le loin de toi ;
C'est absolument nécessaire, si tu veux dormir en paix.
Abstiens-toi le plus possible de médicaments et de drogues ;
N'en use qu'en cas de maladie sérieuse.
Multiplie autour de toi les précautions, car elles donnent
La santé du corps, le plus ferme des soutiens.
Ne recherche pas sans ménagement les caresses des filles aux seins gonflés,
Car l'excès de ces plaisirs amènerait pour toi une décrépitude anticipée,
Et dans ton coït tu trouverais la maladie,
Tu comprendras alors que c'est bien le coït
Qui fait couler la source de notre vie dans le vagin de la femme.
Prends garde, prends garde surtout à la vieille femme et à ses embrassements,
Car ses caresses seraient pour toi comme le poison.
Une fois tous les deux jours, tu dois te débarrasser de tes impuretés par un bain.
Rappelle-toi ces conseils salutaires et suis-les avec persévérance.»
Tels furent les avertissements donnés par les Sages au Maître de la bienveillance et de la bonté, au meilleur des généreux.
Tous les sages et les médecins s'accordent à dire que les maux qui affligent l'homme ont pour origine l'abus du coït. Que celui, donc, qui désire conserver la santé et surtout la vue, et qui tient à couler une vie agréable, use avec-ménagement de plaisirs de l'amour, en songeant que les plus grands maux en peuvent résulter.
(1) II est probable que c'est à cause de la grande chaleur qu'ils développent, que l'auteur signale le port des vêtements de soie comme nuisibles au coït. On peut admettre, en effet, qu'il y a là une cause d'affaiblissement pour ceux qui en sont revêtus.».
(2) II est question ici d'Haroun er Rachid, qui fut reconnu calife en l'année 170 et qui est compté au nombre des souverains les plus distingués par leur mérite, leur éloquence, leur science et leur générosité.
Mais celui qui fait l'amour pour autrui, c'est-à-dire qui n'a en vue que la satisfaction des désirs de sa maîtresse et tend tous ses efforts vers ce but impossible à atteindre, celui-là néglige la conservation de sa propre santé et se met en péril par les plaisirs qu'il veut procurer à autrui.
Doivent être considérés comme nuisibles : le coït dans le bain ou immédiatement après en être sorti, et le coït après une saignée ou un purgatif, ou après d'autres débilitants de cette nature. Doit aussi être évité : le coït après une forte ivresse. Le coït de la femme qui a des règles abondantes est aussi pernicieux pour l'homme que pour la femme elle-même, parce que, dans cet état, son sang est vicié et son utérus froid ; d'un autre côté, si la moindre quantité de sang s'insinue dans le canal de l'urètre de l'homme, il peut lui survenir de nombreuses maladies. Quant à la femme, elle n'éprouve pas de jouissance pendant ses règles et elle a le coït en aversion.
Pour ce qui est relatif au coït dans l'eau, quelques-unes prétendent qu'il n'y a pas de plaisir à en attendre, si, comme il y a lieu de le croire, le degré de jouissance dépend de la chaleur de la vulve ; parce que, dans cette condition particulière, la vulve ne peut être que froide et, par suite, inhabile au plaisir. Puis, il est à remarquer que, si l'eau pénètre dans les parties sexuelles de l'homme et de la femme, il peut en résulter, pour l'un comme pour l'autre, de graves accidents.
On prétend que la vue de l'intérieur du vagin doit être évitée, parce qu'elle peut déterminer la cécité. Cette recommandation vient de la médecine et non de la jurisprudence.
On raconte, à ce sujet, qu'Hassen Ibn Ishak, sultan de Damas, avait l'habitude d'examiner l'intérieur des vulves des femmes ; et, quand on l'engageait à ne point le faire, il répondait : «Y a-t-il un plaisir préférable à celui-là ?» Aussi, ne tarda-t-il pas à devenir aveugle.
Le coït, après avoir beaucoup mangé, peut causer des ruptures dans les intestins. On doit également l'éviter après les fatigues, ou à l'époque des grandes chaleurs et des grands froids.
On dit que, parmi les accidents qui peuvent arriver subitement du fait du coït, dans les pays excessivement chauds, se trouve la cécité, qui atteint en un clin d'œil et sans aucun symptôme préalable.
On doit éviter de répéter le coït, sans avoir pris la précaution de faire des ablutions, car on risque, en n'ayant pas ce soin, de voir s'affaiblir la force nécessaire pour cet acte dans lequel consiste le souverain bien. L'homme doit aussi avoir l'attention de ne pas se rapprocher de sa femme, lorsqu'il est en état d'impureté légale ; car, si elle devient enceinte de ce coït, l'enfant pourrait ne pas être sain.
II faut se garder de porter de pesants fardeaux après avoir éjaculé, car cela enlève les bonnes dispositions pour recommencer et accélère la canitie.
Il faut se garder de porter de pesants fardeaux sur le dos et éviter les longues tensions de l'esprit, si l'on ne veut pas nuire au coït. Il ne faut pas non plus revêtir habituellement des vêtements de soie (1), parce que cette habitude fait disparaître toute énergie pour la copulation. Les vêtements de soie que la femme porte, pour son agrément, ont aussi la propriété de faire tomber l'érection de l'homme.
Le jeûne, lorsqu'il est prolongé, calme les désirs vénériens ; mais, dans le principe, il les excite.
Il faut s'abstenir de boire des breuvages gras, parce qu'à la longue ils diminuent la force pour le coït.
L'usage du tabac à priser, éventé ou non aromatisé, produit le même effet.
Il est mauvais de se laver les parties sexuelles avec de l'eau froide aussitôt après la copulation ; mais, en général, le lavage à l'eau froide retarde la canitie, tandis que l'eau chaude l'active.
La conversation avec une jolie femme suscite, chez l'homme, une érection et une ardeur proportionnée à la jeunesse de la femme.
Voici une recommandation que faisait un Arabe à sa fille, au moment où on la conduisait à son mari : «Parfume-toi avec de l'eau» ; voulant dire par là qu'elle devait se laver fréquemment le corps, l'eau étant préférable aux parfums, et ceux-ci, d'ailleurs, n'ayant pas prise sur tous les corps.
On rapporte de même qu'une femme ayant dit à son mari : «Tu n'es donc qu'un homme de rien, que » tu ne t'es jamais parfumé ?», celui-ci lui répondit : « Ô malpropre, c'est à la femme à sentir bon !»
L'abus du coït fait perdre le goût de ce plaisir et, pour remédier à cet inconvénient, l'homme n'a qu'à mélanger du sang de bouc avec du miel et à s'en oindre le membre. Il éprouvera ensuite, en faisant l'amour, une jouissance merveilleuse.
On dit que la lecture du Coran dispose aussi à la copulation.
Sache qu'il convient à l'homme prudent de ne pas faire abus des jouissances du coït. Le sperme est l'eau de la vie ; si tu en es économe, tu resteras toujours apte aux plaisirs de l'amour ; c'est la lumière de ton œil, ne le répands pas chaque fois que tu en auras envie, car, si tu ne sais te modérer, tu t'exposeras à de nombreuses maladies. De savants médecins ont dit : «Un tempérament robuste est indispensable pour la copulation, et celui qui est doué de ce tempérament peut sans danger s'y livrer ; mais il n'en est pas de même de celui dont la constitution et faible : il court des dangers, s'il s'adonne sans ménagements aux femmes.»
Le sage Es-Sakli a fixé ainsi la proportion dans laquelle il est convenable que l'homme use du coït : l'homme, soie pituiteux, soit sanguin, ne doit pas faire l'amour plus de deux ou trois fois par mois. Quant aux bilieux et à l'hypocondriaque, ils ne doivent pas aller au-delà d'une ou deux fois par mois. Et pourtant, c'est un fait avéré que, parmi les gens de l'époque actuelle, beaucoup, doués d'un de ces quatre tempéraments, sont infatigables pour le coït et s'y livrent le jour et la nuit, sans se douter qu'ils s'exposent à de nombreuses maladies tant internes qu'externes.
Les femmes sont plus favorisées que les hommes, en ce qui touche à la satisfaction de leurs désirs de coït. C'est là, en effet, leur spécialité, et tout pour elles y est profit, tandis que les hommes sont sous le coup de nombreuses infirmités, lorsqu'ils s'adonnent sans réserve aux plaisirs de l'amour.
Après avoir traité des accidents qui résultent du coït, j'ai cru utile de placer sous tes yeux les vers suivants qui renferment des conseils hygiéniques s'y rapportant. Ces vers ont été composés, sur l'ordre d'Haroun er-Rachid (2), par les plus célèbres des médecins de son temps, auxquels il avait demandé de lui faire connaître les remèdes pouvant combattre avec succès les maladies causées par le coït :
«Mange lentement, si tu veux entasser nourriture
Sur nourriture dans ton estomac, et laisse bien se faire la digestion.
Quant aux aliments d'une mastication difficile, Repousse-les, car ils constituent une mauvaise nourriture. Surtout, ne bois pas aussitôt après avoir mangé,
Car ce serait courir toi-même au-devant du mal qui te menace.
Ne te force pas pour retenir ton superflu, lorsqu'il est prêt à sortir,
Lors même que tu te trouverais avec les gens les plus susceptibles.
Mais, surtout au moment de te coucher, rejette-le loin de toi ;
C'est absolument nécessaire, si tu veux dormir en paix.
Abstiens-toi le plus possible de médicaments et de drogues ;
N'en use qu'en cas de maladie sérieuse.
Multiplie autour de toi les précautions, car elles donnent
La santé du corps, le plus ferme des soutiens.
Ne recherche pas sans ménagement les caresses des filles aux seins gonflés,
Car l'excès de ces plaisirs amènerait pour toi une décrépitude anticipée,
Et dans ton coït tu trouverais la maladie,
Tu comprendras alors que c'est bien le coït
Qui fait couler la source de notre vie dans le vagin de la femme.
Prends garde, prends garde surtout à la vieille femme et à ses embrassements,
Car ses caresses seraient pour toi comme le poison.
Une fois tous les deux jours, tu dois te débarrasser de tes impuretés par un bain.
Rappelle-toi ces conseils salutaires et suis-les avec persévérance.»
Tels furent les avertissements donnés par les Sages au Maître de la bienveillance et de la bonté, au meilleur des généreux.
Tous les sages et les médecins s'accordent à dire que les maux qui affligent l'homme ont pour origine l'abus du coït. Que celui, donc, qui désire conserver la santé et surtout la vue, et qui tient à couler une vie agréable, use avec-ménagement de plaisirs de l'amour, en songeant que les plus grands maux en peuvent résulter.
(1) II est probable que c'est à cause de la grande chaleur qu'ils développent, que l'auteur signale le port des vêtements de soie comme nuisibles au coït. On peut admettre, en effet, qu'il y a là une cause d'affaiblissement pour ceux qui en sont revêtus.».
(2) II est question ici d'Haroun er Rachid, qui fut reconnu calife en l'année 170 et qui est compté au nombre des souverains les plus distingués par leur mérite, leur éloquence, leur science et leur générosité.
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dimanche 25 mars 2007
15 The Perfumed Garden for the Recreation of Souls
CHAPTER 7 : Of Matters Which Are Injurious in the Act of Generation
Know, O Vizir (to whom God be good!), that the ills caused by coition are numerous. I will mention to you some of them, which to know is essential, in order to be able to avoid them.
Let me tell you in the first place that coition if performed standing affects the knee-joints and brings about nervous shiverings; and if performed sideways will predispose your system for gout and sciatica, which resides chiefly in the hip joint.
Do not mount upon a woman fasting or immediately before making a meal, or else you will have pains in your back, you will lose your vigour, and your eyesight will get weaker.
If you do it with the woman bestriding you, your dorsal cord will suffer and your heart will be affected; and if in that position the smallest drop of the usual secretions of the vagina enters your urethral canal, a painful stricture may supervene.
Do not leave your member in the vulva after ejaculation, as this might cause gravel, or softening of the vertebral column, or the rupture of blood vessels or, lastly, inflammation of the lungs.
Too much exercise after coition is also detrimental.
Avoid washing your member after the copulation, as this may cause canker.
As to coition with old women, it acts like a fatal poison, and it has been said, 'Do not rummage old women, were they as rich as Karoun.' And it has further been said, 'Beware of mounting old women; even if they cover you with favours.' And again, 'The coitus of old women is a venomous meal.'
Know that the man who works a woman younger than he is himself acquires new vigour; if she is of the same age as he is he will derive no advantage from it; and, finally, if it is a woman older than himself she will take all his strength out of him for herself. The following verses treat on this subject:
Be on your guard and shun coition with old women;
In her bosom she bears the poison of the arakime.
A proverb says also, 'Do not serve an old woman, even if she offered to feed you with semolina and almond bread.'
The excessive practice of coition injures the health on account of the expenditure of too much sperm. For as butter made of cream represents the quintessence of the milk, and if you take the cream off, the milk loses its qualities, even so does the sperm form the quintessence of nutrition, and its loss is debilitating. On the other hand, the condition of the body, and consequently the quality of the sperm depends directly upon the food you take. If, therefore, a man will passionately give himself up to the enjoyment of coition, without undergoing too great fatigue, he must live upon strengthening food, exciting comfits, aromatic plants, meat, honey, eggs, and other similar viands. He who follows such a regime is protected against the following accidents, to which excessive coition may lead.
Firstly, the loss of generative power.
Secondly, the deterioration of his sight; for although he may not become blind, he will at least have to suffer from eye diseases if he does not follow my advice.
Thirdly, the loss of his physical strength; he may become like the man who wants to fly but cannot, who pursuing somebody cannot catch him, or who carrying a burden, or working, soon gets tired and prostrated.
He who does not want to feel the necessity for coition uses camphor. Half of a mitskal of this substance, macerated in water, makes the man who drinks of it insensible to the pleasures of copulation. Many women use this remedy when in fits of jealousy against rivals, or when they need repose after great excesses. Then they try to procure camphor that has been left after a burial, and shrink from no expense of money to get such from the old women who have the charge of the corpses. They also make use of the flower of henna, which is called faria; they macerate the same in water, until it turns yellow, and thus supply themselves with a beverage which has almost the same effect as camphor.
I have treated of these remedies in the present chapter, although this is not their proper place; but I thought that this information, as here given, may be of use to many persons.
There are certain things which will become injurious if constantly indulged in and which in the end affect the health. Such are: too much sleep, long voyages in unfavourable season, which latter, particularly in cold countries, may weaken the body and cause disease of the spine. The same effects may arise from the habitual handling of those bodies which engender cold and humidity, like plaster, etc.
For people who have difficulty in passing water, coitus is hurtful.
The habit of consuming acid food is debilitating.
To keep one's member in the vulva of a woman after ejaculation has taken place, be it for a long or a short time, enfeebles that organ and makes it less fit for coition.
If you are lying with a woman, do her business several times if you feel inclined, but take care not to overdo it, for it is a true word that, 'He who plays the game of love for his own sake, and to satisfy his desires, feels the most intense and durable pleasure; but he who does it to satisfy the lust of another person will languish, lose all his desire, and finish by becoming impotent for coition.'
Know, O Vizir (to whom God be good!), that the ills caused by coition are numerous. I will mention to you some of them, which to know is essential, in order to be able to avoid them.
Let me tell you in the first place that coition if performed standing affects the knee-joints and brings about nervous shiverings; and if performed sideways will predispose your system for gout and sciatica, which resides chiefly in the hip joint.
Do not mount upon a woman fasting or immediately before making a meal, or else you will have pains in your back, you will lose your vigour, and your eyesight will get weaker.
If you do it with the woman bestriding you, your dorsal cord will suffer and your heart will be affected; and if in that position the smallest drop of the usual secretions of the vagina enters your urethral canal, a painful stricture may supervene.
Do not leave your member in the vulva after ejaculation, as this might cause gravel, or softening of the vertebral column, or the rupture of blood vessels or, lastly, inflammation of the lungs.
Too much exercise after coition is also detrimental.
Avoid washing your member after the copulation, as this may cause canker.
As to coition with old women, it acts like a fatal poison, and it has been said, 'Do not rummage old women, were they as rich as Karoun.' And it has further been said, 'Beware of mounting old women; even if they cover you with favours.' And again, 'The coitus of old women is a venomous meal.'
Know that the man who works a woman younger than he is himself acquires new vigour; if she is of the same age as he is he will derive no advantage from it; and, finally, if it is a woman older than himself she will take all his strength out of him for herself. The following verses treat on this subject:
Be on your guard and shun coition with old women;
In her bosom she bears the poison of the arakime.
A proverb says also, 'Do not serve an old woman, even if she offered to feed you with semolina and almond bread.'
The excessive practice of coition injures the health on account of the expenditure of too much sperm. For as butter made of cream represents the quintessence of the milk, and if you take the cream off, the milk loses its qualities, even so does the sperm form the quintessence of nutrition, and its loss is debilitating. On the other hand, the condition of the body, and consequently the quality of the sperm depends directly upon the food you take. If, therefore, a man will passionately give himself up to the enjoyment of coition, without undergoing too great fatigue, he must live upon strengthening food, exciting comfits, aromatic plants, meat, honey, eggs, and other similar viands. He who follows such a regime is protected against the following accidents, to which excessive coition may lead.
Firstly, the loss of generative power.
Secondly, the deterioration of his sight; for although he may not become blind, he will at least have to suffer from eye diseases if he does not follow my advice.
Thirdly, the loss of his physical strength; he may become like the man who wants to fly but cannot, who pursuing somebody cannot catch him, or who carrying a burden, or working, soon gets tired and prostrated.
He who does not want to feel the necessity for coition uses camphor. Half of a mitskal of this substance, macerated in water, makes the man who drinks of it insensible to the pleasures of copulation. Many women use this remedy when in fits of jealousy against rivals, or when they need repose after great excesses. Then they try to procure camphor that has been left after a burial, and shrink from no expense of money to get such from the old women who have the charge of the corpses. They also make use of the flower of henna, which is called faria; they macerate the same in water, until it turns yellow, and thus supply themselves with a beverage which has almost the same effect as camphor.
I have treated of these remedies in the present chapter, although this is not their proper place; but I thought that this information, as here given, may be of use to many persons.
There are certain things which will become injurious if constantly indulged in and which in the end affect the health. Such are: too much sleep, long voyages in unfavourable season, which latter, particularly in cold countries, may weaken the body and cause disease of the spine. The same effects may arise from the habitual handling of those bodies which engender cold and humidity, like plaster, etc.
For people who have difficulty in passing water, coitus is hurtful.
The habit of consuming acid food is debilitating.
To keep one's member in the vulva of a woman after ejaculation has taken place, be it for a long or a short time, enfeebles that organ and makes it less fit for coition.
If you are lying with a woman, do her business several times if you feel inclined, but take care not to overdo it, for it is a true word that, 'He who plays the game of love for his own sake, and to satisfy his desires, feels the most intense and durable pleasure; but he who does it to satisfy the lust of another person will languish, lose all his desire, and finish by becoming impotent for coition.'
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15 Le jardin parfumé pour la Récréation des Âmes
CHAPITRE VII : DE CE QUI EST NUISIBLE DANS L'ACTE DE LA GÉNÉRATION
Sache, Ô Vizir (que Dieu te fasse miséricorde !), que les maux causés par le coït sont nombreux. Je vais t'en mentionner quelques-uns, qu'il est essentiel de connaître, afin que tu puisses les éviter.
Je dois t'apprendre, en premier lieu, que le coït accompli debout ruine les articulations des genoux et amène le tremblement nerveux, et que le coït sur le côté prédispose à la goutte sciatique, dont le siège principal est l'articulation de la cuisse.
Ne besogne pas non plus à jeun, ou immédiatement avant de manger : il te surviendrait des douleurs dans le dos, tu perdrais ta vigueur et ta vue s'affaiblirait.
Si tu besognes, la femme étant montée sur ta poitrine, tu seras exposé à des maladies de l'épine dorsale et à des affections du cœur, et si, dans cette position, il pénètre dans ton canal de l'urètre la moindre goutte des sécrétions habituelles de la vulve, il pourra te survenir une urétrite suraiguë.
Ne laisse point non plus ton membre dans la vulve après l'éjaculation, car il pourrait en résulter pour toi, ou la gravelle, ou un ramollissement de la colonne vertébrale, ou une rupture des vaisseaux, ou enfin une grande inflammation des poumons.
Trop de mouvements après le coït est aussi nuisible.
Evite de laver ton membre après la copulation, car cela provoque la production de chancres.
Quant au coït de la vieille femme, c'est un poison mortel, et il a été dit : «Ne besogne pas les vieilles femmes, lors même qu'elles auraient autant de richesses que Karoun (1).» Et il a été dit encore : «Ne besogne pas les vieilles femmes, quand bien même elles te combleraient de faveurs.» Et il a été dit aussi : «Le coït des vieilles femmes est une nourriture empoisonnée.»
Sache que celui qui besogne une femme plus jeune que lui prend une nouvelle vigueur ; que, si elle est du même âge que lui, il n'en retire aucun avantage ; et enfin que, si elle est plus âgée que lui, c'est elle au contraire qui lui prend toute sa force pour elle-même. Les vers suivants ont été composés à ce sujet:
«Tiens-toi sur tes gardes, et préserve-toi de la vieille femme et de son coït.
Dans son sein est renfermé le poison des Arakimes (2) ».
On dit aussi, sous forme de proverbe : «Ne besogne pas la vieille femme, t'offrirait-elle de te nourrir de pain fait de semoule et d'amandes (gâteau).»
L'excès du coït, en raison de la dépense du sperme qu'il occasionne, porte atteinte à la santé. Car, de même que le beurre, fabriqué avec de la crème, représente la quintessence du lait et que, si on lui retire la crème, le lait perd ses qualités, de même aussi le sperme est formé de la quintessence des aliments et sa perte débilite l'économie. D'autre part, l'état du corps et, par suite, les qualités du sperme, dépendent directement du genre d'alimentation qu'on suit.
Il faut donc, si on veut se livrer passionnément au coït sans éprouver une trop grande fatigue, se nourrir d'aliments réconfortants, de confitures excitantes (3), de plantes aromatiques, de viande, de miel, d'œufs et d'autres aliments analogues. Celui qui suit ce régime est à l'abri des accidents suivants, auxquels expose le coït excessif :
Premièrement, la perte de sa vigueur génésique ;
Deuxièmement, l'affaiblissement de sa vue : car, en admettant qu'il échappe à la cécité, il est certain d'être au moins affligé de maux d'yeux, s'il ne suit mes conseils ;
Troisièmement, la perte de ses forces physiques, car il peut devenir comme celui qui, voulant fuir, ne le peut ; qui, poursuivant quelqu'un, ne l'atteint pas ; ou qui, portant un fardeau ou se livrant à un travail, est aussitôt harassé, et se dessèche.
Quant à celui qui désire être affranchi du besoin de coït, il fait usage du camphre. La moitié d'un mithkal (4) de cette substance, macérée dans l'eau, rend celui qui en boit insensible aux plaisirs de la copulation. Beaucoup de femmes emploient ce remède, lors¬qu'elles éprouvent un violent sentiment de jalousie contre leurs rivales (5), ou lorsqu'elles sentent le besoin de se réparer après de grands excès. Elles cherchent alors à se procurer ce qui peut rester de camphre après l'ensevelissement des morts (6), et ne reculent devant aucun sacrifice d'argent pour l'obtenir des vieilles femmes chargées de ce soin. Elles se servent aussi de la fleur du henné, que l'on appelle faria (7) ; elles la font macérer dans l'eau jusqu'à ce qu'elle devienne jaune. Il en résulte une boisson qui produit un effet à peu près analogue à celui du camphre.
J'ai parlé de ces remèdes dans le présent chapitre, quoiqu'ils n'y soient pas à leur place ; mais j'ai pensé que ce renseignement, donné dès maintenant, pourrait être de quelque utilité à beaucoup de personnes.
Il y a certaines choses qui deviennent nuisibles par leur pratique constante et qui finissent par porter atteinte à la santé.
Tels sont le repos prolongé à l'excès, les voyages de longue durée dans la mauvaise saison, qui affaiblissent le corps et peuvent causer des maladies de l'épine dorsale, particulièrement dans les pays froids. Les mêmes accidents peuvent aussi résulter du contact habituel d'objets engendrant le froid et l'humidité, tels que le plâtre et autres matières analogues.
Pour celui qui urine avec difficulté, le coït est une cause de maladie.
L'habitude de manger des choses acides est débilitante.
Le maintien du membre dans la vulve de la femme après l'éjaculation, quel que soit le temps, long ou court, affaiblit cet organe et le rend, par conséquent, moins propre au coït.
Lorsque tu es près d'une femme, besogne-la plusieurs fois, si tu en ressens le désir ; mais garde-toi d'aller jusqu'à la satiété, car c'est une parole de vérité que celle-ci :
«Celui qui fait l'amour pour lui-même et pour satisfaire ses désirs, éprouve un plaisir plus intense et durable ; mais celui qui fait l'amour pour satisfaire les désirs d'autrui languit, tombe dans l'opprobre, ne ressent plus de désirs et finit par devenir inhabile au coït.»
(1) Ce Karoun, qui est le Coré de la Bible, avait, disent les commentateurs, construit un palais tout couvert d'or ; les portes en étaient d'or massif. Il montait habituellement une mule blanche couverte d'une housse d'or.
(2) Arakime est le pluriel de arkeum, nom sous lequel on désigne un serpent hideux dont la piqûre donne la mort.
(3) Ces confitures portent le nom de Maadjoun et sont faites de fruits, particulièrement de cerises et de poires qu'on fait cuire avec du miel. Suivant qu'on veut les rendre plus ou moins épicées, on ajoute, en quantités variables, de la cannelle, de la muscade, etc.
(4) Le mithkal est un poids qui représente les 3/7" du dirhem, sa valeur correspond à un drachme et demi de notre ancien système de poids et représente, par conséquent, un gramme quatre-vingt dix centigrammes.
(5) Le mot deraïr, dont le singulier est derra, et qui est rendu dans la traduction par rivales, vient d'une racine signifiant être nuisible.
(6) D'après les usages musulmans, avant d'ensevelir les morts, on doit les laver avec le plus grand soin, au moyen d'eaux parfumées.
(7) Le henné est une plante employée par les Arabes. Ses feuilles, séchées, réduites en poudre et délayées dans l'eau, servent à teindre en rouge les ongles, les pieds, les mains, les cheveux et la barbe.
Sache, Ô Vizir (que Dieu te fasse miséricorde !), que les maux causés par le coït sont nombreux. Je vais t'en mentionner quelques-uns, qu'il est essentiel de connaître, afin que tu puisses les éviter.
Je dois t'apprendre, en premier lieu, que le coït accompli debout ruine les articulations des genoux et amène le tremblement nerveux, et que le coït sur le côté prédispose à la goutte sciatique, dont le siège principal est l'articulation de la cuisse.
Ne besogne pas non plus à jeun, ou immédiatement avant de manger : il te surviendrait des douleurs dans le dos, tu perdrais ta vigueur et ta vue s'affaiblirait.
Si tu besognes, la femme étant montée sur ta poitrine, tu seras exposé à des maladies de l'épine dorsale et à des affections du cœur, et si, dans cette position, il pénètre dans ton canal de l'urètre la moindre goutte des sécrétions habituelles de la vulve, il pourra te survenir une urétrite suraiguë.
Ne laisse point non plus ton membre dans la vulve après l'éjaculation, car il pourrait en résulter pour toi, ou la gravelle, ou un ramollissement de la colonne vertébrale, ou une rupture des vaisseaux, ou enfin une grande inflammation des poumons.
Trop de mouvements après le coït est aussi nuisible.
Evite de laver ton membre après la copulation, car cela provoque la production de chancres.
Quant au coït de la vieille femme, c'est un poison mortel, et il a été dit : «Ne besogne pas les vieilles femmes, lors même qu'elles auraient autant de richesses que Karoun (1).» Et il a été dit encore : «Ne besogne pas les vieilles femmes, quand bien même elles te combleraient de faveurs.» Et il a été dit aussi : «Le coït des vieilles femmes est une nourriture empoisonnée.»
Sache que celui qui besogne une femme plus jeune que lui prend une nouvelle vigueur ; que, si elle est du même âge que lui, il n'en retire aucun avantage ; et enfin que, si elle est plus âgée que lui, c'est elle au contraire qui lui prend toute sa force pour elle-même. Les vers suivants ont été composés à ce sujet:
«Tiens-toi sur tes gardes, et préserve-toi de la vieille femme et de son coït.
Dans son sein est renfermé le poison des Arakimes (2) ».
On dit aussi, sous forme de proverbe : «Ne besogne pas la vieille femme, t'offrirait-elle de te nourrir de pain fait de semoule et d'amandes (gâteau).»
L'excès du coït, en raison de la dépense du sperme qu'il occasionne, porte atteinte à la santé. Car, de même que le beurre, fabriqué avec de la crème, représente la quintessence du lait et que, si on lui retire la crème, le lait perd ses qualités, de même aussi le sperme est formé de la quintessence des aliments et sa perte débilite l'économie. D'autre part, l'état du corps et, par suite, les qualités du sperme, dépendent directement du genre d'alimentation qu'on suit.
Il faut donc, si on veut se livrer passionnément au coït sans éprouver une trop grande fatigue, se nourrir d'aliments réconfortants, de confitures excitantes (3), de plantes aromatiques, de viande, de miel, d'œufs et d'autres aliments analogues. Celui qui suit ce régime est à l'abri des accidents suivants, auxquels expose le coït excessif :
Premièrement, la perte de sa vigueur génésique ;
Deuxièmement, l'affaiblissement de sa vue : car, en admettant qu'il échappe à la cécité, il est certain d'être au moins affligé de maux d'yeux, s'il ne suit mes conseils ;
Troisièmement, la perte de ses forces physiques, car il peut devenir comme celui qui, voulant fuir, ne le peut ; qui, poursuivant quelqu'un, ne l'atteint pas ; ou qui, portant un fardeau ou se livrant à un travail, est aussitôt harassé, et se dessèche.
Quant à celui qui désire être affranchi du besoin de coït, il fait usage du camphre. La moitié d'un mithkal (4) de cette substance, macérée dans l'eau, rend celui qui en boit insensible aux plaisirs de la copulation. Beaucoup de femmes emploient ce remède, lors¬qu'elles éprouvent un violent sentiment de jalousie contre leurs rivales (5), ou lorsqu'elles sentent le besoin de se réparer après de grands excès. Elles cherchent alors à se procurer ce qui peut rester de camphre après l'ensevelissement des morts (6), et ne reculent devant aucun sacrifice d'argent pour l'obtenir des vieilles femmes chargées de ce soin. Elles se servent aussi de la fleur du henné, que l'on appelle faria (7) ; elles la font macérer dans l'eau jusqu'à ce qu'elle devienne jaune. Il en résulte une boisson qui produit un effet à peu près analogue à celui du camphre.
J'ai parlé de ces remèdes dans le présent chapitre, quoiqu'ils n'y soient pas à leur place ; mais j'ai pensé que ce renseignement, donné dès maintenant, pourrait être de quelque utilité à beaucoup de personnes.
Il y a certaines choses qui deviennent nuisibles par leur pratique constante et qui finissent par porter atteinte à la santé.
Tels sont le repos prolongé à l'excès, les voyages de longue durée dans la mauvaise saison, qui affaiblissent le corps et peuvent causer des maladies de l'épine dorsale, particulièrement dans les pays froids. Les mêmes accidents peuvent aussi résulter du contact habituel d'objets engendrant le froid et l'humidité, tels que le plâtre et autres matières analogues.
Pour celui qui urine avec difficulté, le coït est une cause de maladie.
L'habitude de manger des choses acides est débilitante.
Le maintien du membre dans la vulve de la femme après l'éjaculation, quel que soit le temps, long ou court, affaiblit cet organe et le rend, par conséquent, moins propre au coït.
Lorsque tu es près d'une femme, besogne-la plusieurs fois, si tu en ressens le désir ; mais garde-toi d'aller jusqu'à la satiété, car c'est une parole de vérité que celle-ci :
«Celui qui fait l'amour pour lui-même et pour satisfaire ses désirs, éprouve un plaisir plus intense et durable ; mais celui qui fait l'amour pour satisfaire les désirs d'autrui languit, tombe dans l'opprobre, ne ressent plus de désirs et finit par devenir inhabile au coït.»
(1) Ce Karoun, qui est le Coré de la Bible, avait, disent les commentateurs, construit un palais tout couvert d'or ; les portes en étaient d'or massif. Il montait habituellement une mule blanche couverte d'une housse d'or.
(2) Arakime est le pluriel de arkeum, nom sous lequel on désigne un serpent hideux dont la piqûre donne la mort.
(3) Ces confitures portent le nom de Maadjoun et sont faites de fruits, particulièrement de cerises et de poires qu'on fait cuire avec du miel. Suivant qu'on veut les rendre plus ou moins épicées, on ajoute, en quantités variables, de la cannelle, de la muscade, etc.
(4) Le mithkal est un poids qui représente les 3/7" du dirhem, sa valeur correspond à un drachme et demi de notre ancien système de poids et représente, par conséquent, un gramme quatre-vingt dix centigrammes.
(5) Le mot deraïr, dont le singulier est derra, et qui est rendu dans la traduction par rivales, vient d'une racine signifiant être nuisible.
(6) D'après les usages musulmans, avant d'ensevelir les morts, on doit les laver avec le plus grand soin, au moyen d'eaux parfumées.
(7) Le henné est une plante employée par les Arabes. Ses feuilles, séchées, réduites en poudre et délayées dans l'eau, servent à teindre en rouge les ongles, les pieds, les mains, les cheveux et la barbe.
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samedi 10 mars 2007
14 The Perfumed Garden for the Recreation of Souls
FIRST MOVEMENT--Neza el dela (the bucket in the well). The man and woman join in close embrace after the introduction. Then he gives a push, and withdraws a little; the woman follows him with a push, and also retires. So they continue their alternate movement, keeping proper time. Placing foot against foot, and hand against hand, they keep up the motion of a bucket in a well.
SECOND MOVEMENT--El netahi (the mutual shock). After the introduction, they each draw back, but without dislodging the member completely. Then they both push tightly together, and thus go on keeping time.
THIRD MOVEMENT--El motadani (the approach). The man moves as usual, and then stops. Then the woman, with the member in her receptacle, begins to move like the man, and then stops. And they continue this way until the ejaculation comes.
FOURTH MOVEMENT--Khiate el heub (love's tailor). The man, with his member being only partially inserted in the vulva, keeps up a sort of quick friction with the part that is in, and then suddenly plunges his whole member in up to its root. This is the movement of the needle in the hands of die tailor, of which the man and woman must take cognisance.
Such a movement only suits those men and women who can at will retard the crisis. With those who are otherwise constituted it would act too quickly.
FIFTH MOVEMENT--Souak el feurdj (the toothpick in the vulva). The man introduces his member between the walls of the vulva, and then drives it up and down, and right and left. Only a man with a very vigorous member can execute this movement.
SIXTH MOVEMENT--Tâhik el heub (the boxing up of love). The man introduces his member entirely into the vagina, so closely that his hairs are completely mixed up with the woman's. In that position he must now move forcibly, without withdrawing his tool in the least.
This is the best of all the movements, and is particularly well adapted to the position dok el arz. Women prefer it to any other kind, as it procures them the extreme pleasure of seizing the member with their womb; and appeases their lust most completely.
Those women called tribades always use this movement m their mutual caresses. And it provokes prompt ejaculation both with man and woman.
Without kissing, no kind of position or movement procures the fullest pleasure; and those positions in which the kiss is not practicable are not entirely satisfactory, considering that the kiss is one of the most powerful stimulants to the work of love.
I have said in verse:
The languishing eye
Puts in connection soul with soul,
And the tender kiss
Takes the message from member to vulva.
The kiss is assumed to be an integral part of coition. The best kiss is the one impressed on humid lips combined with the suction of the lips and tongue, which latter particularly provokes the flow of sweet and fresh saliva. It is for the man to bring this about by slightly and softly nibbling his partner's tongue, when her saliva will flow sweet and exquisite, more pleasant than refined honey, and which will not mix with the saliva of her mouth. This manoeuvre will give the man a trembling sensation, which will run all through his body, and is more intoxicating than wine drink to excess.
A poet has said:
In kissing her, I have drunk from her mouth Like a camel that drinks from the redir; Her embrace and the freshness of her mouth Give me a languor that goes to my marrow.
The kiss should be sonorous; it originates with the tongue touching the palate, lubricated by saliva. It is produced by the movement of the tongue in the mouth and by the displacement of the saliva, provoked by the suction.
The kiss given to the superficial outer part of the lips, and making a noise comparable to the one by which you call your cat, gives no pleasure. It is well enough thus applied to children and hands.
The kiss I have described above is the one for coitus and is full of voluptuousness.
A vulgar proverb says:
A humid kiss
Is better than a hurried coitus.
I have composed on this subject the following lines:
You kiss my hand--my mouth should be the place!
O woman, thou who art my idol!
It was a fond kiss you gave me, but it is lost,
The hand cannot appreciate the nature of a kiss.
The three words, kobla, letsem, and bouss are used indifferently to indicate the kiss on the hand or on the mouth. The word ferame means specially the kiss on the mouth.
An Arab poet has said:
The heart of love can find no remedy
In witching sorcery nor amulets,
Nor in the fond embrace without a kiss,
Nor in a kiss without coitus.
And the author of the work, The Jewels of the Bride and the Rejoicing of Souls, has added to the above, as complement and commentary, the two following verses:
Nor in converse, however unrestrained,
But in the placing of legs on legs (coition).
Remember that all caresses and all sorts of kisses, as described, are of no account without the introduction of the member. Therefore abstain from then,, if you do not want action; they only fan a fire to no purpose. The passion which is excited resembles in fact a fire which is being lighted; and just as water only can extinguish the latter, so only the emission of the sperm can calm the lust and appease the heat.
The woman is not more advantaged than the man by caresses without coition.
It is said that Dahama bent Mesedjel appeared before the Governor of the province of Yamama, with her father and her husband, El Adjadje, alleging that the latter was impotent, and did not cohabit with her nor come near her.
Her father, who assisted her in her case, was reproached for mixing himself up with her plaint by the people of Yamama, who said to him, 'Are you not ashamed to help your daughter in bringing a claim for coition?'
To which he answered, 'It is my wish that she should have children; if she loses them it will be by God's will; if she brings them up they will be useful to her.'
Dahama formulated her claim thus in coming before the Governor: 'There stands my husband, and until now he has never touched me.' The Governor interposed, saying, 'No doubt this is because you have been unwilling?' 'On the contrary,' she replied, 'it is for him that I open my thighs and lie down on my back' Then cried the husband, 'O Emir, she tells untruth; in order to possess her I have to fight with her.' The Emir pronounced the following judgment: 'I give you,' he said, 'a year's time to prove her allegation to be false.' He decided thus out of regard for the man. El Adjadje then went away reciting those verses:
Dahama and her father Mesedjel thought
The Emir would decide upon my impotence.
Is not the stallion sometimes lazy-minded?
And yet he is so large and vigorous.
Returned to his house he began to kiss and caress his wife; but his efforts went no farther, he remained incapable of giving proof of his virility. Dahama said to him, 'Keep your caresses and embraces; they do not satisfy love. What I desire is a solid and stiff member, the sperm of which will flow into my matrix.' And she recited to him the following verses:
Before God! it is in vain to try with kisses
To entertain me, and with your embracings!
To still my torments I must feel a member,
Ejaculating sperm into my uterus.
El Adjadje, in despair, conducted her forthwith back to her family, and, to hide his shame, repudiated her that very night.
A poet said on that occasion:
What are caresses to an ardent woman,
Or costly vestments and fine jewellery,
If the man's organs do not meet her own,
And she is yearning for the virile verge?
Know then that the majority of women do not find full satisfaction in kisses and embraces without coition. For them satisfaction resides only in the member, and they like the man who rummages them, even if he is ugly and misshapen.
A story also goes on this subject that Moussa ben Mesâb betook himself one day to a woman in the town who had a female slave, an excellent singer, whom he wanted to buy from her. This woman was resplendently beautiful, and independent of her charming appearance, she had a large fortune. He saw at the same time in the house a young man of bad shape and ungainly appearance, who went to and fro giving orders.
Moussa asked who the man was, she told him, 'This is my husband, and for him I would give my life!' 'This is a hard slavery,' he said, 'to which you are reduced, and I am sorry for you. We belong to God, and shall return to him but what a misfortune it is that such incomparable beauty and such delightful forms as I see in you should be for such a man!'
She made answer, 'O son of my mother, if he could do to you from behind what he does for me in front, you would sell your lately acquired fortune as well as your patrimony. He would appear to you beautiful, and his plain looks would be changed into beauty.'
'May God preserve him to you!' said Moussa
It s also said that the poet Farazdak met one day a woman on whom he cast a glance burning with love, and who for that reason thus addressed him: 'What makes you look at me in this fashion? Had I a thousand vulvas, there would be nothing to hope for for you!' 'And why?' said the poet. 'Because your appearance is not prepossessing,' she said, 'and what you keep hidden will be no better.' He replied, 'If you would put me to the proof, you would find that my interior qualities are of a nature to make you forget my outer appearance.' He then uncovered himself, and let her see a member the size of the arm of a young girl. At that sight she felt herself burning hot with amorous desire. He saw this, and asked her to let him caress her. Then she uncovered herself and showed him her mount of Venus, vaulted like a cupola.
He then did the business for her, and recited these verses:
I have plied in her my member, big as a virgin's arm;
A member with a round head, and prompt to attack;
Measuring in length a span and a half,
And, oh! I felt as though I had put it in a brazier.
He who seeks the pleasure a woman can give must satisfy her amorous desire for hot caresses, as described. He will see her swooning with lust, her vulva will get moist, her womb will stretch forward, and the two sperms will come together.
SECOND MOVEMENT--El netahi (the mutual shock). After the introduction, they each draw back, but without dislodging the member completely. Then they both push tightly together, and thus go on keeping time.
THIRD MOVEMENT--El motadani (the approach). The man moves as usual, and then stops. Then the woman, with the member in her receptacle, begins to move like the man, and then stops. And they continue this way until the ejaculation comes.
FOURTH MOVEMENT--Khiate el heub (love's tailor). The man, with his member being only partially inserted in the vulva, keeps up a sort of quick friction with the part that is in, and then suddenly plunges his whole member in up to its root. This is the movement of the needle in the hands of die tailor, of which the man and woman must take cognisance.
Such a movement only suits those men and women who can at will retard the crisis. With those who are otherwise constituted it would act too quickly.
FIFTH MOVEMENT--Souak el feurdj (the toothpick in the vulva). The man introduces his member between the walls of the vulva, and then drives it up and down, and right and left. Only a man with a very vigorous member can execute this movement.
SIXTH MOVEMENT--Tâhik el heub (the boxing up of love). The man introduces his member entirely into the vagina, so closely that his hairs are completely mixed up with the woman's. In that position he must now move forcibly, without withdrawing his tool in the least.
This is the best of all the movements, and is particularly well adapted to the position dok el arz. Women prefer it to any other kind, as it procures them the extreme pleasure of seizing the member with their womb; and appeases their lust most completely.
Those women called tribades always use this movement m their mutual caresses. And it provokes prompt ejaculation both with man and woman.
Without kissing, no kind of position or movement procures the fullest pleasure; and those positions in which the kiss is not practicable are not entirely satisfactory, considering that the kiss is one of the most powerful stimulants to the work of love.
I have said in verse:
The languishing eye
Puts in connection soul with soul,
And the tender kiss
Takes the message from member to vulva.
The kiss is assumed to be an integral part of coition. The best kiss is the one impressed on humid lips combined with the suction of the lips and tongue, which latter particularly provokes the flow of sweet and fresh saliva. It is for the man to bring this about by slightly and softly nibbling his partner's tongue, when her saliva will flow sweet and exquisite, more pleasant than refined honey, and which will not mix with the saliva of her mouth. This manoeuvre will give the man a trembling sensation, which will run all through his body, and is more intoxicating than wine drink to excess.
A poet has said:
In kissing her, I have drunk from her mouth Like a camel that drinks from the redir; Her embrace and the freshness of her mouth Give me a languor that goes to my marrow.
The kiss should be sonorous; it originates with the tongue touching the palate, lubricated by saliva. It is produced by the movement of the tongue in the mouth and by the displacement of the saliva, provoked by the suction.
The kiss given to the superficial outer part of the lips, and making a noise comparable to the one by which you call your cat, gives no pleasure. It is well enough thus applied to children and hands.
The kiss I have described above is the one for coitus and is full of voluptuousness.
A vulgar proverb says:
A humid kiss
Is better than a hurried coitus.
I have composed on this subject the following lines:
You kiss my hand--my mouth should be the place!
O woman, thou who art my idol!
It was a fond kiss you gave me, but it is lost,
The hand cannot appreciate the nature of a kiss.
The three words, kobla, letsem, and bouss are used indifferently to indicate the kiss on the hand or on the mouth. The word ferame means specially the kiss on the mouth.
An Arab poet has said:
The heart of love can find no remedy
In witching sorcery nor amulets,
Nor in the fond embrace without a kiss,
Nor in a kiss without coitus.
And the author of the work, The Jewels of the Bride and the Rejoicing of Souls, has added to the above, as complement and commentary, the two following verses:
Nor in converse, however unrestrained,
But in the placing of legs on legs (coition).
Remember that all caresses and all sorts of kisses, as described, are of no account without the introduction of the member. Therefore abstain from then,, if you do not want action; they only fan a fire to no purpose. The passion which is excited resembles in fact a fire which is being lighted; and just as water only can extinguish the latter, so only the emission of the sperm can calm the lust and appease the heat.
The woman is not more advantaged than the man by caresses without coition.
It is said that Dahama bent Mesedjel appeared before the Governor of the province of Yamama, with her father and her husband, El Adjadje, alleging that the latter was impotent, and did not cohabit with her nor come near her.
Her father, who assisted her in her case, was reproached for mixing himself up with her plaint by the people of Yamama, who said to him, 'Are you not ashamed to help your daughter in bringing a claim for coition?'
To which he answered, 'It is my wish that she should have children; if she loses them it will be by God's will; if she brings them up they will be useful to her.'
Dahama formulated her claim thus in coming before the Governor: 'There stands my husband, and until now he has never touched me.' The Governor interposed, saying, 'No doubt this is because you have been unwilling?' 'On the contrary,' she replied, 'it is for him that I open my thighs and lie down on my back' Then cried the husband, 'O Emir, she tells untruth; in order to possess her I have to fight with her.' The Emir pronounced the following judgment: 'I give you,' he said, 'a year's time to prove her allegation to be false.' He decided thus out of regard for the man. El Adjadje then went away reciting those verses:
Dahama and her father Mesedjel thought
The Emir would decide upon my impotence.
Is not the stallion sometimes lazy-minded?
And yet he is so large and vigorous.
Returned to his house he began to kiss and caress his wife; but his efforts went no farther, he remained incapable of giving proof of his virility. Dahama said to him, 'Keep your caresses and embraces; they do not satisfy love. What I desire is a solid and stiff member, the sperm of which will flow into my matrix.' And she recited to him the following verses:
Before God! it is in vain to try with kisses
To entertain me, and with your embracings!
To still my torments I must feel a member,
Ejaculating sperm into my uterus.
El Adjadje, in despair, conducted her forthwith back to her family, and, to hide his shame, repudiated her that very night.
A poet said on that occasion:
What are caresses to an ardent woman,
Or costly vestments and fine jewellery,
If the man's organs do not meet her own,
And she is yearning for the virile verge?
Know then that the majority of women do not find full satisfaction in kisses and embraces without coition. For them satisfaction resides only in the member, and they like the man who rummages them, even if he is ugly and misshapen.
A story also goes on this subject that Moussa ben Mesâb betook himself one day to a woman in the town who had a female slave, an excellent singer, whom he wanted to buy from her. This woman was resplendently beautiful, and independent of her charming appearance, she had a large fortune. He saw at the same time in the house a young man of bad shape and ungainly appearance, who went to and fro giving orders.
Moussa asked who the man was, she told him, 'This is my husband, and for him I would give my life!' 'This is a hard slavery,' he said, 'to which you are reduced, and I am sorry for you. We belong to God, and shall return to him but what a misfortune it is that such incomparable beauty and such delightful forms as I see in you should be for such a man!'
She made answer, 'O son of my mother, if he could do to you from behind what he does for me in front, you would sell your lately acquired fortune as well as your patrimony. He would appear to you beautiful, and his plain looks would be changed into beauty.'
'May God preserve him to you!' said Moussa
It s also said that the poet Farazdak met one day a woman on whom he cast a glance burning with love, and who for that reason thus addressed him: 'What makes you look at me in this fashion? Had I a thousand vulvas, there would be nothing to hope for for you!' 'And why?' said the poet. 'Because your appearance is not prepossessing,' she said, 'and what you keep hidden will be no better.' He replied, 'If you would put me to the proof, you would find that my interior qualities are of a nature to make you forget my outer appearance.' He then uncovered himself, and let her see a member the size of the arm of a young girl. At that sight she felt herself burning hot with amorous desire. He saw this, and asked her to let him caress her. Then she uncovered herself and showed him her mount of Venus, vaulted like a cupola.
He then did the business for her, and recited these verses:
I have plied in her my member, big as a virgin's arm;
A member with a round head, and prompt to attack;
Measuring in length a span and a half,
And, oh! I felt as though I had put it in a brazier.
He who seeks the pleasure a woman can give must satisfy her amorous desire for hot caresses, as described. He will see her swooning with lust, her vulva will get moist, her womb will stretch forward, and the two sperms will come together.
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14 Le jardin parfumé pour la Récréation des Âmes
* Premier mouvement dit Nezal eddalew (Mouvement du seau clans le puits) :
L'homme et la femme s'étreignent tous les deux après l'introduction, puis l'homme remue une fois et se retire un peu en arrière ; la femme va le trouver en donnant aussi une secousse, puis elle se retire également en arrière ; l'homme reprend aussitôt le mouvement, et ils continuent ainsi, en observant de bien aller en mesure l'un avec l'autre. Ils ont soin de se placer pieds contre pieds, mains contre mains, et ils s'agitent d'un mouvement pareil à celui du seau dans un puits.
* Deuxième mouvement dit Ennatahi (Le choc mutuel) :
Chacun des deux se retire en arrière après l'introduction, mais sans que le membre sorte entièrement. Puis tous les deux ensembles donnent une secousse en s'étreignant, et ils continuent ainsi en mesure.
* Troisième mouvement dit El motadani (Le rapprochement) :
L'homme remue comme d'habitude et suivant sa volonté, puis il s'arrête ; la femme, maintenant le membre en place, remue à son tour comme l'homme, puis elle s'arrête ; et l'homme reprend le mouvement. Ils continuent ainsi jusqu'à ce qu'ils éjaculent simultanément.
* Quatrième mouvement dit Khayate el hob (Le tailleur de l'amour) :
L'homme, avec une partie seulement de son membre, qu'il n'a pas fait entrer en totalité dans la vulve, remue d'un mouvement précipité comme un frottement ; puis, d'un seul coup, le plonge jusqu'au fond du vagin. Tel est le mouvement de l'aiguille dans la main d'un tailleur habile qui, après l'avoir piquée dans l'étoffe, la fait sortir rapidement et d'un seul coup jusqu'au fond du fil. C'est sur ce dernier mouvement que l'homme et la femme doivent prendre exemple.
Ce mouvement ne convient qu'aux hommes et aux femmes qui peuvent retarder à volonté leur éjaculation ; car, avec d'autres constitutions, il amènerait trop promptement la fin du coït.
* Cinquième mouvement dit Souak el feurdj (Le cure-dents de la vulve) :
L'homme introduit son membre entre les parois de la vulve, puis il les explore en haut, en bas, à droite, à gauche. Il n'y a que l'homme doué d'un membre très vigoureux qui puisse exécuter ce mouvement.
* Sixième mouvement dit Tâchik el hob (L'emboîtement de l'amour) :
L'homme introduit son membre tout entier dans le vagin, de telle sorte que ses poils se collent à ceux de la femme de la manière la plus complète. Puis, dans cette position, le mouvement doit se faire énergiquement, sans que la plus petite partie du membre sorte de la vulve de la femme.
Ce mouvement est le meilleur de tous ; il convient particulièrement à la position de coït dite Dok el arz. Les femmes le préfèrent à l'exclusion de tout autre, parce qu'il leur procure un plaisir extrême, en se prêtant au logement de la tête du membre dans leur pompoir. C'est lui qui apaise le mieux leurs ardeurs.
Les femmes tribades n'en emploient jamais d'autre en se caressant mutuellement. Il convient ainsi à l'homme et à la femme prompte à éjaculer.
Sans le baiser il n'est pas de manière de faire l'amour qui procure de véritable plaisir, et, pour ce qui est des positions dans lesquelles il n'est pas possible de se baiser pendant l'action, on ne peut y trouver un plaisir complet, attendu que le baiser est un des plus vifs stimulants de l'amour de l'homme et de la femme, surtout pour celle-ci quand elle est seule et à l'abri des regards indiscrets.
J'ai dit en vers :
«Les regards langoureux
Mettent en communication une âme avec une autre,
Et les tendres baisers
Servent d'intermédiaires entre le membre et la vulve.»
On prétend que le baiser fait partie intégrante du coït.
Le meilleur baiser est celui déposé sur les lèvres humides, avec un sucement des lèvres et de la langue qui provoque, de celle-ci principalement, l'émission d'une salive douce et fraîche. C'est à l'homme à amener cette émission chez la femme, par un mordillement léger, moelleux et délicat, et enfin qu'au moment où la langue en éprouve l'effet, elle sécrète une salive particulière, douce, exquise, plus agréable que le miel délayé dans de l'eau pure, et qui ne se mélange pas avec la salive de la bouche.
Ce manège donne à l'homme un frisson qui parcourt tout son être, et se manifeste par un affaissement plus violent que l'ivresse produite par le vin sur le corps de celui qui en a bu avec excès.
Un poète a dit :
«Lorsque je l'ai baisée j'ai bu dans sa bouche,
Comme le chameau richement caparaçonné boit à même le ghadir(1).
Son étreinte et la fraîcheur de sa bouche
Me donnent une langueur de mort jusque dans la moelle des os.»
Le baiser doit être sonore. Son bruit, léger et prolongé, prendra naissance entre la langue et le bord du palais lubrifiés par la salive. Il se produira par le mouvement de la langue dans l'intérieur de la bouche, en même temps que par le déplacement de la salive, que provoquera la succion.
Le baiser donné sur la partie extérieure des lèvres et qui produit un son bruyant analogue à celui par lequel on appelle les chats, ne procure aucun plaisir. Il convient seulement pour baiser les enfants et les mains.
Quant au baiser particulier au coït et dans lequel on puise une volupté parfaite, c'est celui que j'ai décrit ci-dessus. A toi de saisir la différence.
On dit vulgairement :
«Un baiser humide
Vaut mieux qu'un coït précipité.»
J'ai composé sur ce sujet les vers que voici :
«Tu me baises la main : c'est sur ma bouche qu'il faut déposer ton baiser.
O femme qui est mon idéal !
C'est un beau baiser que tu m'as donné, mais il est perdu
Car la main ne sait pas apprécier la volupté du baiser.»
Les trois expressions, kobla, lethem et bouss, s'emploient indifféremment pour indiquer le baiser de la main ou de la bouche. Le mot ferame se dit spécialement du baiser sur la bouche, à l'exclusion de celui de la main.
Un poète Arabe a dit :
«Par Dieu le cœur de l'amour ne trouve de remède
Ni dans les sortilèges, ni dans les amulettes,
Ni dans l'étreinte sans baiser,
Ni dans le baiser sans coït.»
Et l'auteur de l'ouvrage intitulé "Les pierres précieuses de la fiancée et la jouissance des âmes" a ajouté, comme complément et comme commentaire, les deux vers suivants :
«Ni par la conversation sans étreinte,
Mais bien par la superposition des jambes sur les jambes et le coït.»
Sache que toutes les caresses et toutes les espèces de baisers, dont il a été question ci-dessus, soit en bien, soit en mal, ne sont d'aucune utilité sans l'introduction du membre. Tu dois donc t'en abstenir, si tu ne dois besogner ; car elles allument un feu qui ne peut s'éteindre que par une stérile séparation. La passion qui s'échauffe ressemble, en effet, au feu qui s'allume, et de même que l'eau peut seule éteindre celui-ci, de même l'émission du sperme peut seule en calmer les ardeurs et en apaiser les tourments.
La femme ne trouve pas plus d'avantage que l'homme clans les caresses non suivies de coït.
On raconte que Dahama bent Mesedjel attaqua, devant le gouverneur de la province de Yamama, son parent et mari El Adjadje, alléguant qu'il était impuissant et qu'il ne cohabitait pas avec elle, ni ne l'approchait.
Son père, qui l'assistait dans ce procès, se vit reprocher son immixtion dans cette affaire par les gens de la Yamama, qui lui dirent :
«N'as-tu pas honte de réclamer le coït pour ta fille !» A quoi il répondit : « Je veux qu'elle ait des enfants ; si elle les perd, Dieu lui en tiendra compte ; si elle les conserve, ils lui seront utiles.»
Dahama formula ainsi sa plainte en entrant chez le gouverneur : «Voici mon mari, et il m'a laissé jusqu'à présent intacte.». Le gouverneur lui objecta «C'est que sans doute tu y mets de la mauvaise volonté ?»
«Au contraire» répliqua-t-elle ; «pour lui j'amollis mes chevilles (j'ouvre les cuisses), et je dispose mon épine dorsale (je me mets sur le dos) ».
Le mari s'écria : «O émir, elle ment ! pour la posséder je suis contraint d'entrer en lutte avec elle.»
L'émir prononça son jugement. «Je te donne, un délai d'une année pour prouver la fausseté de l'allégation.» Mais ce qu'il en faisait n'était que par égard pour cet homme. El Adjadje se retira alors, en récitant ces vers :
«Dahama et son père Mesedjel espéraient
Que l'émir prendrait une décision
Au sujet de mon impuissance.
Le cheval n'est-il pas parfois paresseux ?
Et pourtant c'est un animal grand et fort.»
Une fois rentré il se mit à presser sa femme dans ses bras, à la caresser, à la baiser sur la bouche ; mais à cela se bornaient ses efforts, il restait incapable de donner des preuves de sa virilité. Dahama lui disait : «Mets de côté les caresses et les étreintes ; elles ne suffisent pas à l'amour. Ce qu'il me faut, c'est un membre solide et raide, dont le sperme coule jusque dans ma matrice !» Et elle lui récita les vers que voici :
«Par Dieu ! ne cherche pas à m'amuser par des étreintes
Et par beaucoup de baisers et d'embrassements,
Pour apaiser mes tourments, il n'y a que le membre,
Dont le sperme pénétrera sous moi jusque dans mon récipient (utérus).»
El Adjadje, désespérant, la conduisit aussitôt à sa famille et, pour cacher sa honte, la répudia cette nuit même.
Un poète a dit à cette occasion :
«A quoi servent à la femme les caresses,
Les vêtements luxueux, les parures,
S'il ne doit y avoir ni accolement des genoux,
Ni rencontre des organes de la génération,
Ni émission de sperme par la verge ?»
Sache donc que la satisfaction complète pour la plupart des femmes, ne se trouve pas dans les baisers et les étreintes sans coït. Elle n'est, pour elles, que dans le membre, et elles n'aiment que l'homme qui les fourrage, fût-il désagréable d'aspect et disgracieux de formes.
On raconte, à ce propos, que Moussa ben Mesâb se rendit un jour chez une femme de la ville, qui possédait une esclave excellente chanteuse, pour lui proposer de lui acheter. Cette femme était resplendissante de beauté ; elle joignait à un extérieur plein de charmes une fortune considérable. Il vit en même temps dans la maison un homme jeune encore, mais mal bâti et d'une apparence déplaisante, qui allait et venait en donnant des ordres.
Moussa ayant interrogé la femme sur le compte de cet homme, elle lui dit : « C'est mon mari et pour lui je me sacrifierais !», «C'est un dur esclavage auquel tu es réduite,» lui dit-il, «et je te plains. Nous appartenons à Dieu et nous retournerons à lui ! Mais quel immense malheur et quelle calamité, que cette beauté incomparable et ces formes délicieuses soient pour cet homme que je vois !»
Elle lui répliqua : «O fils de ma mère, par Dieu ! s'il te faisait par derrière ce qu'il me fait par devant, certes ! tu vendrais tes biens récemment acquis et jusqu'à ton patrimoine. II te paraîtrait beau, sa laideur se changerait pour toi en perfection.»
«Que Dieu te le conserve !, répartit Moussa.
On raconte aussi que le poète Farazdak rencontra, certain jour, une femme à laquelle il lança un regard brûlant d'amour et qui, pour ce motif, l'apostropha ainsi : «Qu'as-tu à me regarder de cette façon ? Aurais-je mille vulves, que tu n'aurais pas à en espérer une pour toi !»
«Pourquoi cela ?» lui dit le poète.
«Parce que tu es extérieurement laid,» dit-elle, «et que ce que tu as de caché ne vaut pas mieux !»
Il répliqua : «Si tu voulais me mettre à l'épreuve, tu t'apercevrais que l'intérieur est de nature à me faire pardonner l'extérieur.» Puis il se découvrit et lui montra un membre de la grosseur d'un bras d'une jeune vierge.
A cet aspect, elle se sentit entrer en rut ; ce que voyant, il lui demanda à la caresser. Elle se découvrit de son côté et lui montra un pubis saillant comme une bosse de chameau. Il la besogna, et dit ensuite ces vers :
«Je lui ai introduit un membre gros comme le bras d'une jeune vierge ;
Un membre à la tête arrondie, à l'attaque impétueuse,
Dépassant en longueur un empan et demi.
Et certes ! c'est comme si je l'avais mis dans un brasier !»
Celui qui recherche le suprême bonheur que procure la femme, doit se prêter aux désirs amoureux de celle-ci après de fortes caresses, comme celles que j'ai décrites. Il la verra, dans ces conditions, tomber en pâmoison : sa vulve se mouillera, son pompoir agira, et les deux éjaculations seront simultanées.
(1) Le ghadir ou al-ghadir est un réservoir naturel, creusé par les eaux au milieu des plaines des régions chaudes, et dans lequel s'amasse l'eau de pluie. C'est une ressource précieuse pour les nomades.
L'homme et la femme s'étreignent tous les deux après l'introduction, puis l'homme remue une fois et se retire un peu en arrière ; la femme va le trouver en donnant aussi une secousse, puis elle se retire également en arrière ; l'homme reprend aussitôt le mouvement, et ils continuent ainsi, en observant de bien aller en mesure l'un avec l'autre. Ils ont soin de se placer pieds contre pieds, mains contre mains, et ils s'agitent d'un mouvement pareil à celui du seau dans un puits.
* Deuxième mouvement dit Ennatahi (Le choc mutuel) :
Chacun des deux se retire en arrière après l'introduction, mais sans que le membre sorte entièrement. Puis tous les deux ensembles donnent une secousse en s'étreignant, et ils continuent ainsi en mesure.
* Troisième mouvement dit El motadani (Le rapprochement) :
L'homme remue comme d'habitude et suivant sa volonté, puis il s'arrête ; la femme, maintenant le membre en place, remue à son tour comme l'homme, puis elle s'arrête ; et l'homme reprend le mouvement. Ils continuent ainsi jusqu'à ce qu'ils éjaculent simultanément.
* Quatrième mouvement dit Khayate el hob (Le tailleur de l'amour) :
L'homme, avec une partie seulement de son membre, qu'il n'a pas fait entrer en totalité dans la vulve, remue d'un mouvement précipité comme un frottement ; puis, d'un seul coup, le plonge jusqu'au fond du vagin. Tel est le mouvement de l'aiguille dans la main d'un tailleur habile qui, après l'avoir piquée dans l'étoffe, la fait sortir rapidement et d'un seul coup jusqu'au fond du fil. C'est sur ce dernier mouvement que l'homme et la femme doivent prendre exemple.
Ce mouvement ne convient qu'aux hommes et aux femmes qui peuvent retarder à volonté leur éjaculation ; car, avec d'autres constitutions, il amènerait trop promptement la fin du coït.
* Cinquième mouvement dit Souak el feurdj (Le cure-dents de la vulve) :
L'homme introduit son membre entre les parois de la vulve, puis il les explore en haut, en bas, à droite, à gauche. Il n'y a que l'homme doué d'un membre très vigoureux qui puisse exécuter ce mouvement.
* Sixième mouvement dit Tâchik el hob (L'emboîtement de l'amour) :
L'homme introduit son membre tout entier dans le vagin, de telle sorte que ses poils se collent à ceux de la femme de la manière la plus complète. Puis, dans cette position, le mouvement doit se faire énergiquement, sans que la plus petite partie du membre sorte de la vulve de la femme.
Ce mouvement est le meilleur de tous ; il convient particulièrement à la position de coït dite Dok el arz. Les femmes le préfèrent à l'exclusion de tout autre, parce qu'il leur procure un plaisir extrême, en se prêtant au logement de la tête du membre dans leur pompoir. C'est lui qui apaise le mieux leurs ardeurs.
Les femmes tribades n'en emploient jamais d'autre en se caressant mutuellement. Il convient ainsi à l'homme et à la femme prompte à éjaculer.
Sans le baiser il n'est pas de manière de faire l'amour qui procure de véritable plaisir, et, pour ce qui est des positions dans lesquelles il n'est pas possible de se baiser pendant l'action, on ne peut y trouver un plaisir complet, attendu que le baiser est un des plus vifs stimulants de l'amour de l'homme et de la femme, surtout pour celle-ci quand elle est seule et à l'abri des regards indiscrets.
J'ai dit en vers :
«Les regards langoureux
Mettent en communication une âme avec une autre,
Et les tendres baisers
Servent d'intermédiaires entre le membre et la vulve.»
On prétend que le baiser fait partie intégrante du coït.
Le meilleur baiser est celui déposé sur les lèvres humides, avec un sucement des lèvres et de la langue qui provoque, de celle-ci principalement, l'émission d'une salive douce et fraîche. C'est à l'homme à amener cette émission chez la femme, par un mordillement léger, moelleux et délicat, et enfin qu'au moment où la langue en éprouve l'effet, elle sécrète une salive particulière, douce, exquise, plus agréable que le miel délayé dans de l'eau pure, et qui ne se mélange pas avec la salive de la bouche.
Ce manège donne à l'homme un frisson qui parcourt tout son être, et se manifeste par un affaissement plus violent que l'ivresse produite par le vin sur le corps de celui qui en a bu avec excès.
Un poète a dit :
«Lorsque je l'ai baisée j'ai bu dans sa bouche,
Comme le chameau richement caparaçonné boit à même le ghadir(1).
Son étreinte et la fraîcheur de sa bouche
Me donnent une langueur de mort jusque dans la moelle des os.»
Le baiser doit être sonore. Son bruit, léger et prolongé, prendra naissance entre la langue et le bord du palais lubrifiés par la salive. Il se produira par le mouvement de la langue dans l'intérieur de la bouche, en même temps que par le déplacement de la salive, que provoquera la succion.
Le baiser donné sur la partie extérieure des lèvres et qui produit un son bruyant analogue à celui par lequel on appelle les chats, ne procure aucun plaisir. Il convient seulement pour baiser les enfants et les mains.
Quant au baiser particulier au coït et dans lequel on puise une volupté parfaite, c'est celui que j'ai décrit ci-dessus. A toi de saisir la différence.
On dit vulgairement :
«Un baiser humide
Vaut mieux qu'un coït précipité.»
J'ai composé sur ce sujet les vers que voici :
«Tu me baises la main : c'est sur ma bouche qu'il faut déposer ton baiser.
O femme qui est mon idéal !
C'est un beau baiser que tu m'as donné, mais il est perdu
Car la main ne sait pas apprécier la volupté du baiser.»
Les trois expressions, kobla, lethem et bouss, s'emploient indifféremment pour indiquer le baiser de la main ou de la bouche. Le mot ferame se dit spécialement du baiser sur la bouche, à l'exclusion de celui de la main.
Un poète Arabe a dit :
«Par Dieu le cœur de l'amour ne trouve de remède
Ni dans les sortilèges, ni dans les amulettes,
Ni dans l'étreinte sans baiser,
Ni dans le baiser sans coït.»
Et l'auteur de l'ouvrage intitulé "Les pierres précieuses de la fiancée et la jouissance des âmes" a ajouté, comme complément et comme commentaire, les deux vers suivants :
«Ni par la conversation sans étreinte,
Mais bien par la superposition des jambes sur les jambes et le coït.»
Sache que toutes les caresses et toutes les espèces de baisers, dont il a été question ci-dessus, soit en bien, soit en mal, ne sont d'aucune utilité sans l'introduction du membre. Tu dois donc t'en abstenir, si tu ne dois besogner ; car elles allument un feu qui ne peut s'éteindre que par une stérile séparation. La passion qui s'échauffe ressemble, en effet, au feu qui s'allume, et de même que l'eau peut seule éteindre celui-ci, de même l'émission du sperme peut seule en calmer les ardeurs et en apaiser les tourments.
La femme ne trouve pas plus d'avantage que l'homme clans les caresses non suivies de coït.
On raconte que Dahama bent Mesedjel attaqua, devant le gouverneur de la province de Yamama, son parent et mari El Adjadje, alléguant qu'il était impuissant et qu'il ne cohabitait pas avec elle, ni ne l'approchait.
Son père, qui l'assistait dans ce procès, se vit reprocher son immixtion dans cette affaire par les gens de la Yamama, qui lui dirent :
«N'as-tu pas honte de réclamer le coït pour ta fille !» A quoi il répondit : « Je veux qu'elle ait des enfants ; si elle les perd, Dieu lui en tiendra compte ; si elle les conserve, ils lui seront utiles.»
Dahama formula ainsi sa plainte en entrant chez le gouverneur : «Voici mon mari, et il m'a laissé jusqu'à présent intacte.». Le gouverneur lui objecta «C'est que sans doute tu y mets de la mauvaise volonté ?»
«Au contraire» répliqua-t-elle ; «pour lui j'amollis mes chevilles (j'ouvre les cuisses), et je dispose mon épine dorsale (je me mets sur le dos) ».
Le mari s'écria : «O émir, elle ment ! pour la posséder je suis contraint d'entrer en lutte avec elle.»
L'émir prononça son jugement. «Je te donne, un délai d'une année pour prouver la fausseté de l'allégation.» Mais ce qu'il en faisait n'était que par égard pour cet homme. El Adjadje se retira alors, en récitant ces vers :
«Dahama et son père Mesedjel espéraient
Que l'émir prendrait une décision
Au sujet de mon impuissance.
Le cheval n'est-il pas parfois paresseux ?
Et pourtant c'est un animal grand et fort.»
Une fois rentré il se mit à presser sa femme dans ses bras, à la caresser, à la baiser sur la bouche ; mais à cela se bornaient ses efforts, il restait incapable de donner des preuves de sa virilité. Dahama lui disait : «Mets de côté les caresses et les étreintes ; elles ne suffisent pas à l'amour. Ce qu'il me faut, c'est un membre solide et raide, dont le sperme coule jusque dans ma matrice !» Et elle lui récita les vers que voici :
«Par Dieu ! ne cherche pas à m'amuser par des étreintes
Et par beaucoup de baisers et d'embrassements,
Pour apaiser mes tourments, il n'y a que le membre,
Dont le sperme pénétrera sous moi jusque dans mon récipient (utérus).»
El Adjadje, désespérant, la conduisit aussitôt à sa famille et, pour cacher sa honte, la répudia cette nuit même.
Un poète a dit à cette occasion :
«A quoi servent à la femme les caresses,
Les vêtements luxueux, les parures,
S'il ne doit y avoir ni accolement des genoux,
Ni rencontre des organes de la génération,
Ni émission de sperme par la verge ?»
Sache donc que la satisfaction complète pour la plupart des femmes, ne se trouve pas dans les baisers et les étreintes sans coït. Elle n'est, pour elles, que dans le membre, et elles n'aiment que l'homme qui les fourrage, fût-il désagréable d'aspect et disgracieux de formes.
On raconte, à ce propos, que Moussa ben Mesâb se rendit un jour chez une femme de la ville, qui possédait une esclave excellente chanteuse, pour lui proposer de lui acheter. Cette femme était resplendissante de beauté ; elle joignait à un extérieur plein de charmes une fortune considérable. Il vit en même temps dans la maison un homme jeune encore, mais mal bâti et d'une apparence déplaisante, qui allait et venait en donnant des ordres.
Moussa ayant interrogé la femme sur le compte de cet homme, elle lui dit : « C'est mon mari et pour lui je me sacrifierais !», «C'est un dur esclavage auquel tu es réduite,» lui dit-il, «et je te plains. Nous appartenons à Dieu et nous retournerons à lui ! Mais quel immense malheur et quelle calamité, que cette beauté incomparable et ces formes délicieuses soient pour cet homme que je vois !»
Elle lui répliqua : «O fils de ma mère, par Dieu ! s'il te faisait par derrière ce qu'il me fait par devant, certes ! tu vendrais tes biens récemment acquis et jusqu'à ton patrimoine. II te paraîtrait beau, sa laideur se changerait pour toi en perfection.»
«Que Dieu te le conserve !, répartit Moussa.
On raconte aussi que le poète Farazdak rencontra, certain jour, une femme à laquelle il lança un regard brûlant d'amour et qui, pour ce motif, l'apostropha ainsi : «Qu'as-tu à me regarder de cette façon ? Aurais-je mille vulves, que tu n'aurais pas à en espérer une pour toi !»
«Pourquoi cela ?» lui dit le poète.
«Parce que tu es extérieurement laid,» dit-elle, «et que ce que tu as de caché ne vaut pas mieux !»
Il répliqua : «Si tu voulais me mettre à l'épreuve, tu t'apercevrais que l'intérieur est de nature à me faire pardonner l'extérieur.» Puis il se découvrit et lui montra un membre de la grosseur d'un bras d'une jeune vierge.
A cet aspect, elle se sentit entrer en rut ; ce que voyant, il lui demanda à la caresser. Elle se découvrit de son côté et lui montra un pubis saillant comme une bosse de chameau. Il la besogna, et dit ensuite ces vers :
«Je lui ai introduit un membre gros comme le bras d'une jeune vierge ;
Un membre à la tête arrondie, à l'attaque impétueuse,
Dépassant en longueur un empan et demi.
Et certes ! c'est comme si je l'avais mis dans un brasier !»
Celui qui recherche le suprême bonheur que procure la femme, doit se prêter aux désirs amoureux de celle-ci après de fortes caresses, comme celles que j'ai décrites. Il la verra, dans ces conditions, tomber en pâmoison : sa vulve se mouillera, son pompoir agira, et les deux éjaculations seront simultanées.
(1) Le ghadir ou al-ghadir est un réservoir naturel, creusé par les eaux au milieu des plaines des régions chaudes, et dans lequel s'amasse l'eau de pluie. C'est une ressource précieuse pour les nomades.
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Erotique
dimanche 4 mars 2007
13 The Perfumed Garden for the Recreation of Souls
First, there is the man who is crookbacked, but whose spine and neck are straight. For him it is most convenient to unite himself with a little woman, but not otherwise than from behind. Placing himself behind her posterior, he thus introduces his member into her vulva. But if the woman is in a stooping attitude, on her hands and feet, he will do still better. If the woman be afflicted with a hump and the man is straight, the same position is suitable.
If both of them are crookbacked they can take what position they like for coition. They cannot, however, embrace; and if they lie on their side, face to face, there will be left an empty space between them. And if one or the other lies down on the back, a cushion must be placed under the head and the shoulder, to hold them up, and fill the place which is left vacant.
In the case of a man whose malformation affects only his neck, so as to press his chin towards his chest, but who is otherwise straight, he can take any position he likes for doing the business, and give himself up to any embraces and caresses, always excepting kisses on the mouth. If the woman is lying on her back, he will appear in action as if he were butting at her like a ram. If the woman has her neck deformed in similar manner, their coition will resemble the mutual attack of two horned beasts with their heads. The most convenient position fur them will be that the woman should stoop down, and he attack her from behind. The man whose hump appears on his back in the shape of only the half of a jar is not so much disfigured as the one of whom the poet has said:
Lying on his back he is a dish;
Turn him over, and you have a dish-cover
In his case coition can take place as with any other man who is small in stature and straight; he cannot, however, easily lie on his back.
If a little woman is lying on her back, with a humpbacked man upon her belly, he will look like the cover over a vase. If, on the contrary, the woman is large-sized, he will have the appearance of a carpenter's plane in action. I have made the following verses on this subject:
The humpback is vaulted like an arch; And seeing him you cry, 'Glory be to God!' You ask him how he manages in coitus? 'It is the retribution for my sins,' he says. The woman under him is like a board of deal; The humpback, who explores her, does the planing.
I have also said in verse:
The humpback's dorsal cord is tied in knots, The Angels tire with writing all his sins; In trying for a wife of proper shape, And for her favours, she repulses him, And says, 'Who bears the wrongs we shall commit?' And he, 'I bear them well upon my hump!' And then she mocks him saying, 'Oh, you plane Destined for making shavings! Take a deal board!'
If the woman has a hump as well as the man, they may take any of the various positions for coition, always observing that if one of them lies on the back, the hump must be environed with cushion, as with a turban, thus having a nest to lie in, which guards its top, which is very tender. In this way they can embrace closely.
If the man is humped both on back and chest he must renounce the embrace and the clinging, but can otherwise take any position he likes for coition. Yet generally speaking, the action must always be troublesome for himself and the woman. I have written on this subject:
The humpback engaged in the act of coition Is like a vase provided with two handles. If he is burning fur a woman, she will tell him, 'Your hump is in the way; you cannot do it; Your verge would find a place to rummage in, But on your chest the hump where would it be?'
If both the woman and the man have double humps, the best position they can assume for coitus is the following: Whilst the woman is lying on her side, the man introduces his member after the fashion described previously in respect to pregnant women. Thus the two humps do not encounter one another. Both are lying on their sides, and the man attacks from behind. Should the woman be on her back, her hump must be supported by a cushion, whilst the man kneels between her legs, she holding up her posterior. Thus placed, their two humps are not near each other, and all inconvenience is avoided.
The same is the case if the woman stoops down with her head, with her croup in the air, after the manner of el kouri, which position will suit both of them, if they have the chest malformed, but not the back. One of them then performs the action of come-and-go.
But the most curious and amusing description which I have ever met in this respect, is contained in these verses:
Their two extremities are close together, And nature made a laughing stock of them; Foreshortened he appears as if cut off; He looks like someone bending to escape a blow, Or like a man who has received a blow And shrivels down so as to miss a second.
If a man's spine is curved about the hips and his back is straight, so that he looks as though he was in prayer, half prostrated, coition for him is very difficult; owing to the reciprocal positions of his thighs and his stomach, he cannot possibly insert his member entirely, as it lies so far back between his thighs. The best for him to do is to stand up. The woman stoops down before him with her hands to the ground and her posterior in the air; he can thus introduce his member as a pivot for the woman to move upon, for, be it observed, he cannot well move himself. It is the manner el kouri, with the difference, that it is the woman who moves.
A man may be attacked by the illness called ikaad, or zomana (paralysis), which compels him to be constantly seated. If this malady only affects his knees and legs, his thighs and spinal column remaining sound, he can use all the sundry positions for coition, except those where he would have to stand up. In the case of his buttocks being affected, even if he is otherwise perfectly well, it is the woman who will have to make all the movements.
Know that the most enjoyable coitus does not always exist in the manners described here; I only give them, so as to render this work as complete as possible. Sometimes most enjoyable coition takes place between lovers, who, not quite perfect in their proportions, find their own means for their mutual gratification.
It is said that there are women of great experience who, lying with a man, elevate one of their feet vertically in the air, and upon that foot a lamp is set full of oil, and with the wick burning. While the man is ramming them, they keep the lamp steady and burning, and the oil is not spilled. Their coition is in no way impeded by this exhibition, but it must require great previous practice on the part of both.
Assuredly the Indian writers have in their works described a great many ways of making love, but the majority of them do not yield enjoyment, and give more pain than pleasure. That which is to be looked for in coition, the crowning point of it, is the enjoyment, the embrace, the kisses. This is the distinction between the coitus of men and that of animals. No one is indifferent to the enjoyment which proceeds from the difference between the sexes, and the man finds his highest felicity in it.
If the desire of love in man is roused to its highest pitch, all the pleasure of coition becomes easy for him, and he satisfies his yearning in anyway.
It is well for the lover of coition to put all these manners to the proof, o as to ascertain which is the position that gives the greatest pleasure to both combatants. Then he will know which to choose for the tryst, bind in satisfying his desires retain the woman's affection.
Many people have essayed all the positions I have described, but none has been as much approved of as the dok el arz.
A story is told on this subject of a man who had a wife of incomparable beauty, graceful and accomplished. He used to explore her in the ordinary manner, never having recourse to any other. The woman experienced none of the pleasure which ought to accompany the act, and was consequently generally very moody after the coition was over.
The man complained about this to an old dame, who told him, 'Try different ways in uniting yourself to her, until you find the one which best satisfies her. Then work her in this fashion only, and her affection tor you will know no limit.'
He then tried upon his wife various manners of coition, and when he came to the one called dok el arz he saw her overcome by violent transports of love, and at the crisis of pleasure he felt her womb grasp his verge energetically; and she said to him, biting his lips, 'This is the veritable manner of making love!'
These demonstrations proved to the lover, in fact, that his mistress felt in that position the most lively pleasure, and he always thenceforward worked with her in that way. Thus he attained his end, and caused the woman to love him to folly.
Therefore try different manners; for every woman likes one in preference to all other for her pleasure. The majority of them have, however, a predilection for the dok el arz, as, in the application of the same, belly is pressed to belly, mouth glued to mouth, and the action of the womb is rarely absent.
I have now only to mention the various movements practised during coitus, and shall describe some of them.
If both of them are crookbacked they can take what position they like for coition. They cannot, however, embrace; and if they lie on their side, face to face, there will be left an empty space between them. And if one or the other lies down on the back, a cushion must be placed under the head and the shoulder, to hold them up, and fill the place which is left vacant.
In the case of a man whose malformation affects only his neck, so as to press his chin towards his chest, but who is otherwise straight, he can take any position he likes for doing the business, and give himself up to any embraces and caresses, always excepting kisses on the mouth. If the woman is lying on her back, he will appear in action as if he were butting at her like a ram. If the woman has her neck deformed in similar manner, their coition will resemble the mutual attack of two horned beasts with their heads. The most convenient position fur them will be that the woman should stoop down, and he attack her from behind. The man whose hump appears on his back in the shape of only the half of a jar is not so much disfigured as the one of whom the poet has said:
Lying on his back he is a dish;
Turn him over, and you have a dish-cover
In his case coition can take place as with any other man who is small in stature and straight; he cannot, however, easily lie on his back.
If a little woman is lying on her back, with a humpbacked man upon her belly, he will look like the cover over a vase. If, on the contrary, the woman is large-sized, he will have the appearance of a carpenter's plane in action. I have made the following verses on this subject:
The humpback is vaulted like an arch; And seeing him you cry, 'Glory be to God!' You ask him how he manages in coitus? 'It is the retribution for my sins,' he says. The woman under him is like a board of deal; The humpback, who explores her, does the planing.
I have also said in verse:
The humpback's dorsal cord is tied in knots, The Angels tire with writing all his sins; In trying for a wife of proper shape, And for her favours, she repulses him, And says, 'Who bears the wrongs we shall commit?' And he, 'I bear them well upon my hump!' And then she mocks him saying, 'Oh, you plane Destined for making shavings! Take a deal board!'
If the woman has a hump as well as the man, they may take any of the various positions for coition, always observing that if one of them lies on the back, the hump must be environed with cushion, as with a turban, thus having a nest to lie in, which guards its top, which is very tender. In this way they can embrace closely.
If the man is humped both on back and chest he must renounce the embrace and the clinging, but can otherwise take any position he likes for coition. Yet generally speaking, the action must always be troublesome for himself and the woman. I have written on this subject:
The humpback engaged in the act of coition Is like a vase provided with two handles. If he is burning fur a woman, she will tell him, 'Your hump is in the way; you cannot do it; Your verge would find a place to rummage in, But on your chest the hump where would it be?'
If both the woman and the man have double humps, the best position they can assume for coitus is the following: Whilst the woman is lying on her side, the man introduces his member after the fashion described previously in respect to pregnant women. Thus the two humps do not encounter one another. Both are lying on their sides, and the man attacks from behind. Should the woman be on her back, her hump must be supported by a cushion, whilst the man kneels between her legs, she holding up her posterior. Thus placed, their two humps are not near each other, and all inconvenience is avoided.
The same is the case if the woman stoops down with her head, with her croup in the air, after the manner of el kouri, which position will suit both of them, if they have the chest malformed, but not the back. One of them then performs the action of come-and-go.
But the most curious and amusing description which I have ever met in this respect, is contained in these verses:
Their two extremities are close together, And nature made a laughing stock of them; Foreshortened he appears as if cut off; He looks like someone bending to escape a blow, Or like a man who has received a blow And shrivels down so as to miss a second.
If a man's spine is curved about the hips and his back is straight, so that he looks as though he was in prayer, half prostrated, coition for him is very difficult; owing to the reciprocal positions of his thighs and his stomach, he cannot possibly insert his member entirely, as it lies so far back between his thighs. The best for him to do is to stand up. The woman stoops down before him with her hands to the ground and her posterior in the air; he can thus introduce his member as a pivot for the woman to move upon, for, be it observed, he cannot well move himself. It is the manner el kouri, with the difference, that it is the woman who moves.
A man may be attacked by the illness called ikaad, or zomana (paralysis), which compels him to be constantly seated. If this malady only affects his knees and legs, his thighs and spinal column remaining sound, he can use all the sundry positions for coition, except those where he would have to stand up. In the case of his buttocks being affected, even if he is otherwise perfectly well, it is the woman who will have to make all the movements.
Know that the most enjoyable coitus does not always exist in the manners described here; I only give them, so as to render this work as complete as possible. Sometimes most enjoyable coition takes place between lovers, who, not quite perfect in their proportions, find their own means for their mutual gratification.
It is said that there are women of great experience who, lying with a man, elevate one of their feet vertically in the air, and upon that foot a lamp is set full of oil, and with the wick burning. While the man is ramming them, they keep the lamp steady and burning, and the oil is not spilled. Their coition is in no way impeded by this exhibition, but it must require great previous practice on the part of both.
Assuredly the Indian writers have in their works described a great many ways of making love, but the majority of them do not yield enjoyment, and give more pain than pleasure. That which is to be looked for in coition, the crowning point of it, is the enjoyment, the embrace, the kisses. This is the distinction between the coitus of men and that of animals. No one is indifferent to the enjoyment which proceeds from the difference between the sexes, and the man finds his highest felicity in it.
If the desire of love in man is roused to its highest pitch, all the pleasure of coition becomes easy for him, and he satisfies his yearning in anyway.
It is well for the lover of coition to put all these manners to the proof, o as to ascertain which is the position that gives the greatest pleasure to both combatants. Then he will know which to choose for the tryst, bind in satisfying his desires retain the woman's affection.
Many people have essayed all the positions I have described, but none has been as much approved of as the dok el arz.
A story is told on this subject of a man who had a wife of incomparable beauty, graceful and accomplished. He used to explore her in the ordinary manner, never having recourse to any other. The woman experienced none of the pleasure which ought to accompany the act, and was consequently generally very moody after the coition was over.
The man complained about this to an old dame, who told him, 'Try different ways in uniting yourself to her, until you find the one which best satisfies her. Then work her in this fashion only, and her affection tor you will know no limit.'
He then tried upon his wife various manners of coition, and when he came to the one called dok el arz he saw her overcome by violent transports of love, and at the crisis of pleasure he felt her womb grasp his verge energetically; and she said to him, biting his lips, 'This is the veritable manner of making love!'
These demonstrations proved to the lover, in fact, that his mistress felt in that position the most lively pleasure, and he always thenceforward worked with her in that way. Thus he attained his end, and caused the woman to love him to folly.
Therefore try different manners; for every woman likes one in preference to all other for her pleasure. The majority of them have, however, a predilection for the dok el arz, as, in the application of the same, belly is pressed to belly, mouth glued to mouth, and the action of the womb is rarely absent.
I have now only to mention the various movements practised during coitus, and shall describe some of them.
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Erotic
13 Le jardin parfumé pour la Récréation des Âmes
Je vais t'entretenir maintenant des gens petits par suite de gibbosité. Il en est de plusieurs espèces.
J'examinerai d'abord celui dont le dos est voûté, mais qui a l'épine dorsale saine, ainsi que le cou. A celui-là, c'est une petite femme qui convient pour le coït, mais il ne peut s'accoler à elle que par le dos. Ainsi placé par rapport à elle, il met son membre en regard de sa vulve et c'est par derrière qu'il le fait entrer. Mais, si la femme se place sur les pieds et sur les mains, c'est encore préférable. La position sera la même si c'est la femme qui est affligée de ce genre de bosse, alors que l'homme est sain.
Mais si tous les deux ont le genre de gibbosité dont il est question, ils peuvent prendre la position du coït qui leur conviendra, avec cette réserve qu'ils ne peuvent s'accoler et qu'ils se couchent sur le côté en se faisant face, il restera, entre eux deux, une place vide pour un troisième. Et si, pour le coït, l'un des deux se couche sur le dos, il faut qu'il prenne la précaution de placer un coussin sous sa tête et sous ses épaules, de façon à les soutenir et à remplir le vide qui se trouverait entre cette partie de son corps et le sol.
Dans le cas où l'homme a seulement le cou contrefait, de telle sorte qu'il a le menton appuyé sur la poitrine, et se trouve sain du dos et des reins, il peut prendre, pour besogner, toutes les positions qui lui conviennent et se livrer à toutes les étreintes et caresses qu'il lui plaît, à la réserve toutefois des baisers sur la bouche ; et, si la femme est couchée sur le dos, il semblera, dans l'action, la menacer à coups de cornes. Si, en outre, la femme a, elle aussi, le cou contrefait, leur coït sera comme l'attaque de deux bêtes à cornes se heurtant par la tête. La position qui leur convient le mieux est celle dans laquelle la femme se place à genoux et les mains à terre, et qui permet à l'homme de fonctionner par derrière. Lorsqu’un couple ainsi conformé désirera se livrer à des étreintes pendant le coït, chacun devra réciproquement et inversement placer son menton sur l'omoplate de l'autre.
L'homme dont la bosse ne paraît sur son dos que comme la moitié d'une jarre, n'est pas aussi contrefait que celui dont le poète a dit :
«Tu le mets sur le dos, c'est un plat ;
Tu le retourneras, c'est un couvercle.»
Dans ce cas, son dos est assez peu apparent pour qu'il puisse adopter, dans le coït, la méthode de l'homme petit et sain : il ne lui sera néanmoins pas possible de se coucher sur le dos.
Lorsqu'une femme de petite taille sera couchée sur le dos avec un bossu pareil sur le ventre, celui-ci fera l'effet d'un couvercle fermant un vase. Si, au contraire, la femme est grande, il ressemblera au rabot d'un menuisier sur l'établi. Et voici les vers que j'ai composés sur ce sujet :
«Le bossu a le dos courbé comme un arc ;
Dès que tu le vois, tu t'écries : "Dieu soit glorifié !"
Et si, à propos de son dos, tu lui demandes : "Pendant le coït,
«Qu'en fais-tu ?" il te répond : "C'est le pardon clé mes péchés !"
Certes ! la femme est comme une planche étendue,
Et le bossu qui la besogne, est, pour elle, comme le rabot du menuisier.» (1)
J'ai dit également en vers :
«L'homme bossu du bas a l'épine dorsale nouée ;
Les anges se sont fatigués à inscrire ses péchés.
S'il se met à rechercher une femme élancée
Et ses faveurs, elle les repousse
En lui disant : «Qui portera les fautes que nous allons commettre ?"
Il répond : "Moi, sur cette bosse !"
Mais elle, le raillant, réplique : «O rabot destiné à creuser, prends une planche !»
Si la femme a une bosse, de même que l'homme, le couple pourra employer les diverses positions pour le coït, en prenant toutefois la précaution suivante : si l'un d'eux veut se coucher sur le dos, il sera nécessaire qu'il soutienne sa bosse des quatre côtés au moyen de coussins qui l'envelopperont de toutes parts, ou d'un vêtement enroulé comme un turban. C'est dans ce nid qu'il casera sa bosse, de manière que sa pointe soit préservée de tout contact, car cette partie de son corps est très délicate. De cette façon rien ne s'opposera plus à leur étreinte mutuelle.
Si la protubérance de l'homme est en saillie à la fois sur son dos et sur sa poitrine, il pourra prendre la position qui lui conviendra pour le coït, en renonçant toutefois à l'accolement et à l'étreinte. Mais, en général, l'accomplissement de cet acte sera toujours pénible pour lui et pour la femme. C'est à ce sujet que j'ai dit :
«Le bossu, absorbé dans l'œuvre du coït,
Ressemble à un vase pourvu de deux goulots.
La femme lui dit, lorsqu'il désire l'étreinte :
«Tu ne le peux ; ta bosse est un obstacle.
Ta verge trouvera bien où se fourrer,
Mais ce que tu as sur la poitrine, où le mettrai-je ?»
Si la femme est bossue comme l'homme, soit par derrière, soit par devant, la meilleure position qu'ils puissent prendre tous les deux, pour le coït, est la suivante : L'homme couche la femme sur un de ses côtés, puis il introduit son membre dans la vulve, comme il a été dit plus haut pour le coït de la femme enceinte. La rencontre des deux bosses est ainsi évitée. Tous les deux sont couchés sur le côté, et c'est dans cette position que l'homme accoste la femme par derrière. Si la femme se couche sur le dos, elle soutient par un coussin sa bosse qui se trouve derrière elle, et elle élève son derrière le plus haut possible ; l'homme se place accroupi, les jarrets plies, entre les jambes de la femme. Dans cette position, leurs deux bosses sont tenues éloignés, et ils peuvent éviter ainsi les difficultés du coït qui résulteraient ainsi de la rencontre de ces deux appendices.
Il en sera de même si la femme se place la tête en bas et la croupe en l'air, suivant la manière dite El kouri, qu'ils auront avantage à employer, s'ils sont tous les deux contrefaits de la poitrine et non du dos. L'un des deux, dans ce cas, fait les mouvements de va-et-vient.
Mais le signalement le plus curieux et la description la plus amusante que j'aie vus de ce genre de bossu sont contenus clans ces vers :
«Ses extrémités se sont rapprochées l'une de l'autre,
Et la nature en a fait un objet de risée.
Il a été mutilé et sa taille s'est raccourcie.
Il ressemble à un homme qui se baisse pour éviter un coup
Ou qui, ayant reçu le premier coup,
Se recroqueville en attendant le second.»
Si l'homme a l'épine dorsale courbée à hauteur des reins et le dos droit, de telle sorte que, debout, il ait l'attitude de l'homme à moitié prosterné pour la prière, le coït lui est très difficile. Il lui est impossible, à cause des positions réciproques de ses cuisses et de son ventre, d'introduire son membre tout entier, car celui-ci disparaît entre ses cuisses. Ce qui lui convient le mieux, c'est de se tenir sur ses pieds. Alors la femme prend la position suivante : elle s'agenouille sous lui en plaçant le derrière entre ses cuisses, posant les mains à terre et étendant le dos sous sa poitrine, de façon à s'adapter à lui le mieux possible, comme une doublure. Il introduit alors son membre, sur lequel, comme pivot, la femme doit remuer son derrière, attendu que ce qu'il y a de plus difficile pour lui, c'est le mouvement. C'est là la manière dite El kouri, à cette différence près que c'est la femme qui remue pour l'homme, celui-ci n'étant pas en état de le faire suffisamment.
Il arrive qu'un homme soit atteint de la maladie chronique appelée indifféremment ikâad ou zamana (paralysie), qui le force à se tenir constamment assis. Si cette maladie le tient aux genoux et aux jambes, et que ses fesses et son épine dorsale soient saines, toutes les positions du coït qui n'exigent pas qu'il soit debout lui sont possibles. Mais si ses fesses sont atteintes, le reste du corps étant sain, il ne peut avoir la prétention de remuer, et c'est la femme qui doit le remplacer dans cette fonction.
Sache que le coït préférable, pour la jouissance et pour l'amour, n'existe pas toujours dans les manières que je viens de décrire ; mais j'ai cru néanmoins devoir en parler, afin de compléter l'ouvrage. Parfois, il résulte cependant des coïts merveilleux de l'application de ces méthodes par des gens qui s'aiment et qui, n'étant pas parfaitement conformés de dos et de ventre, y trouvent malgré cela le moyen de s'entraider dans cette opération.
On raconte qu'il y a des femmes exercées à coucher avec l'homme et qui, étant sur le dos, lèvent une de leurs jambes verticalement en l'air ; sur leur pied ainsi dressé est posée une lampe pleine d'huile et allumée. L'homme besogne la femme et celle-ci ne laisse point tomber la lampe, ni une goutte de l'huile qu'elle renferme, et la lampe reste toujours allumée. Le coït n'est nullement entravé par cet exercice, qui demande une grande habitude de la part de l'homme et de la femme.
Certainement les gens de l'Inde ont décrit dans leurs ouvrages un grand nombre de manières de faire l'amour, mais la plupart de ces manières ne donnent point de jouissance dans leur application, et elles exigent plus de peine qu'elles ne procurent de plaisir. Ce qu'il y a de préférable dans le coït, ce qui met le comble à la jouissance, c'est l'étreinte, ce sont les baisers et les sucements de lèvres : voilà ce qui distingue le coït de l'homme et celui des animaux. Nul n'est insensible aux jouissances qui proviennent de la différence des sexes, et l'homme passionné pour le coït y trouve la suprême félicité.
Lorsque l'amour de l'homme est porté à son plus haut degré, tous les plaisirs du coït deviennent faciles pour lui, et il est satisfait par l'étreinte et par les baisers. C'est là la source du bonheur pour tous les deux.
Il convient que l'amateur de coït mette à l'épreuve toutes ces manières sur la femme, afin qu'il sache quelle est la position qui procure à celle-ci la plus grande somme de plaisir. Ce sera alors celle qu'il prendra de préférence, lorsqu'il la besognera : il satisfera ainsi ses désirs et conservera son affection.
Beaucoup de gens ont mis à l'épreuve sur les femmes les positions dont j'ai donné la description. Aucune n'a été trouvée préférable à celle dite Dok el arz.
On raconte, à ce sujet, qu'un homme avait une maîtresse d'une beauté incomparable, remplie de grâces et de perfections. Il avait l'habitude de la besogner à la manière ordinaire, à l'exclusion de toute autre. Cette femme n'en éprouvait aucune des jouissances qui doivent être la conséquence de cet acte, et il en résultait qu'elle était toujours fort maussade après le coït.
L'homme se plaignit à une vieille femme, qui lui dit : «Essaie diverses manières de coït avec ta maîtresse jusqu'à ce que tu en trouves une qui lui apporte du contentement. Ne la caresse plus dés lors que de cette façon, et elle te vouera une affection sans bornes.»
L'homme essaya donc sur sa femme diverses manières de coït, et, lorsqu'il en arriva à la manière dite Dok el arz, il la vit dans les plus violents transports d'amour et rencontra en elle, au moment de la jouissance, un pompoir énergique. Elle lui disait, tout en mordant ses lèvres : «Voilà la véritable manière de faire l'amour !»
Ces démonstrations prouvèrent, en effet, à l'amant, que sa maîtresse ressentait dans cette posture le plus vif plaisir, et il ne la besogna plus que de cette manière. Il atteignit ainsi le but de ses efforts, en se faisant aimer éperdument de la femme.
Essaie donc tour à tour les diverses postures de coït, car chaque femme aime la manière qui lui donne une jouissance complète ; mais le plus grand nombre a une prédilection marquée pour la manière dite Dok el arz, parce qu'en l'appliquant on se trouve collé ventre à ventre, bouche à bouche, et que l'action du pompoir manque alors rarement de se produire.
Il me reste à parler des divers mouvements en usage pour le coït.
Je vais en décrire quelques-uns, afin de répondre à tes désirs.
J'examinerai d'abord celui dont le dos est voûté, mais qui a l'épine dorsale saine, ainsi que le cou. A celui-là, c'est une petite femme qui convient pour le coït, mais il ne peut s'accoler à elle que par le dos. Ainsi placé par rapport à elle, il met son membre en regard de sa vulve et c'est par derrière qu'il le fait entrer. Mais, si la femme se place sur les pieds et sur les mains, c'est encore préférable. La position sera la même si c'est la femme qui est affligée de ce genre de bosse, alors que l'homme est sain.
Mais si tous les deux ont le genre de gibbosité dont il est question, ils peuvent prendre la position du coït qui leur conviendra, avec cette réserve qu'ils ne peuvent s'accoler et qu'ils se couchent sur le côté en se faisant face, il restera, entre eux deux, une place vide pour un troisième. Et si, pour le coït, l'un des deux se couche sur le dos, il faut qu'il prenne la précaution de placer un coussin sous sa tête et sous ses épaules, de façon à les soutenir et à remplir le vide qui se trouverait entre cette partie de son corps et le sol.
Dans le cas où l'homme a seulement le cou contrefait, de telle sorte qu'il a le menton appuyé sur la poitrine, et se trouve sain du dos et des reins, il peut prendre, pour besogner, toutes les positions qui lui conviennent et se livrer à toutes les étreintes et caresses qu'il lui plaît, à la réserve toutefois des baisers sur la bouche ; et, si la femme est couchée sur le dos, il semblera, dans l'action, la menacer à coups de cornes. Si, en outre, la femme a, elle aussi, le cou contrefait, leur coït sera comme l'attaque de deux bêtes à cornes se heurtant par la tête. La position qui leur convient le mieux est celle dans laquelle la femme se place à genoux et les mains à terre, et qui permet à l'homme de fonctionner par derrière. Lorsqu’un couple ainsi conformé désirera se livrer à des étreintes pendant le coït, chacun devra réciproquement et inversement placer son menton sur l'omoplate de l'autre.
L'homme dont la bosse ne paraît sur son dos que comme la moitié d'une jarre, n'est pas aussi contrefait que celui dont le poète a dit :
«Tu le mets sur le dos, c'est un plat ;
Tu le retourneras, c'est un couvercle.»
Dans ce cas, son dos est assez peu apparent pour qu'il puisse adopter, dans le coït, la méthode de l'homme petit et sain : il ne lui sera néanmoins pas possible de se coucher sur le dos.
Lorsqu'une femme de petite taille sera couchée sur le dos avec un bossu pareil sur le ventre, celui-ci fera l'effet d'un couvercle fermant un vase. Si, au contraire, la femme est grande, il ressemblera au rabot d'un menuisier sur l'établi. Et voici les vers que j'ai composés sur ce sujet :
«Le bossu a le dos courbé comme un arc ;
Dès que tu le vois, tu t'écries : "Dieu soit glorifié !"
Et si, à propos de son dos, tu lui demandes : "Pendant le coït,
«Qu'en fais-tu ?" il te répond : "C'est le pardon clé mes péchés !"
Certes ! la femme est comme une planche étendue,
Et le bossu qui la besogne, est, pour elle, comme le rabot du menuisier.» (1)
J'ai dit également en vers :
«L'homme bossu du bas a l'épine dorsale nouée ;
Les anges se sont fatigués à inscrire ses péchés.
S'il se met à rechercher une femme élancée
Et ses faveurs, elle les repousse
En lui disant : «Qui portera les fautes que nous allons commettre ?"
Il répond : "Moi, sur cette bosse !"
Mais elle, le raillant, réplique : «O rabot destiné à creuser, prends une planche !»
Si la femme a une bosse, de même que l'homme, le couple pourra employer les diverses positions pour le coït, en prenant toutefois la précaution suivante : si l'un d'eux veut se coucher sur le dos, il sera nécessaire qu'il soutienne sa bosse des quatre côtés au moyen de coussins qui l'envelopperont de toutes parts, ou d'un vêtement enroulé comme un turban. C'est dans ce nid qu'il casera sa bosse, de manière que sa pointe soit préservée de tout contact, car cette partie de son corps est très délicate. De cette façon rien ne s'opposera plus à leur étreinte mutuelle.
Si la protubérance de l'homme est en saillie à la fois sur son dos et sur sa poitrine, il pourra prendre la position qui lui conviendra pour le coït, en renonçant toutefois à l'accolement et à l'étreinte. Mais, en général, l'accomplissement de cet acte sera toujours pénible pour lui et pour la femme. C'est à ce sujet que j'ai dit :
«Le bossu, absorbé dans l'œuvre du coït,
Ressemble à un vase pourvu de deux goulots.
La femme lui dit, lorsqu'il désire l'étreinte :
«Tu ne le peux ; ta bosse est un obstacle.
Ta verge trouvera bien où se fourrer,
Mais ce que tu as sur la poitrine, où le mettrai-je ?»
Si la femme est bossue comme l'homme, soit par derrière, soit par devant, la meilleure position qu'ils puissent prendre tous les deux, pour le coït, est la suivante : L'homme couche la femme sur un de ses côtés, puis il introduit son membre dans la vulve, comme il a été dit plus haut pour le coït de la femme enceinte. La rencontre des deux bosses est ainsi évitée. Tous les deux sont couchés sur le côté, et c'est dans cette position que l'homme accoste la femme par derrière. Si la femme se couche sur le dos, elle soutient par un coussin sa bosse qui se trouve derrière elle, et elle élève son derrière le plus haut possible ; l'homme se place accroupi, les jarrets plies, entre les jambes de la femme. Dans cette position, leurs deux bosses sont tenues éloignés, et ils peuvent éviter ainsi les difficultés du coït qui résulteraient ainsi de la rencontre de ces deux appendices.
Il en sera de même si la femme se place la tête en bas et la croupe en l'air, suivant la manière dite El kouri, qu'ils auront avantage à employer, s'ils sont tous les deux contrefaits de la poitrine et non du dos. L'un des deux, dans ce cas, fait les mouvements de va-et-vient.
Mais le signalement le plus curieux et la description la plus amusante que j'aie vus de ce genre de bossu sont contenus clans ces vers :
«Ses extrémités se sont rapprochées l'une de l'autre,
Et la nature en a fait un objet de risée.
Il a été mutilé et sa taille s'est raccourcie.
Il ressemble à un homme qui se baisse pour éviter un coup
Ou qui, ayant reçu le premier coup,
Se recroqueville en attendant le second.»
Si l'homme a l'épine dorsale courbée à hauteur des reins et le dos droit, de telle sorte que, debout, il ait l'attitude de l'homme à moitié prosterné pour la prière, le coït lui est très difficile. Il lui est impossible, à cause des positions réciproques de ses cuisses et de son ventre, d'introduire son membre tout entier, car celui-ci disparaît entre ses cuisses. Ce qui lui convient le mieux, c'est de se tenir sur ses pieds. Alors la femme prend la position suivante : elle s'agenouille sous lui en plaçant le derrière entre ses cuisses, posant les mains à terre et étendant le dos sous sa poitrine, de façon à s'adapter à lui le mieux possible, comme une doublure. Il introduit alors son membre, sur lequel, comme pivot, la femme doit remuer son derrière, attendu que ce qu'il y a de plus difficile pour lui, c'est le mouvement. C'est là la manière dite El kouri, à cette différence près que c'est la femme qui remue pour l'homme, celui-ci n'étant pas en état de le faire suffisamment.
Il arrive qu'un homme soit atteint de la maladie chronique appelée indifféremment ikâad ou zamana (paralysie), qui le force à se tenir constamment assis. Si cette maladie le tient aux genoux et aux jambes, et que ses fesses et son épine dorsale soient saines, toutes les positions du coït qui n'exigent pas qu'il soit debout lui sont possibles. Mais si ses fesses sont atteintes, le reste du corps étant sain, il ne peut avoir la prétention de remuer, et c'est la femme qui doit le remplacer dans cette fonction.
Sache que le coït préférable, pour la jouissance et pour l'amour, n'existe pas toujours dans les manières que je viens de décrire ; mais j'ai cru néanmoins devoir en parler, afin de compléter l'ouvrage. Parfois, il résulte cependant des coïts merveilleux de l'application de ces méthodes par des gens qui s'aiment et qui, n'étant pas parfaitement conformés de dos et de ventre, y trouvent malgré cela le moyen de s'entraider dans cette opération.
On raconte qu'il y a des femmes exercées à coucher avec l'homme et qui, étant sur le dos, lèvent une de leurs jambes verticalement en l'air ; sur leur pied ainsi dressé est posée une lampe pleine d'huile et allumée. L'homme besogne la femme et celle-ci ne laisse point tomber la lampe, ni une goutte de l'huile qu'elle renferme, et la lampe reste toujours allumée. Le coït n'est nullement entravé par cet exercice, qui demande une grande habitude de la part de l'homme et de la femme.
Certainement les gens de l'Inde ont décrit dans leurs ouvrages un grand nombre de manières de faire l'amour, mais la plupart de ces manières ne donnent point de jouissance dans leur application, et elles exigent plus de peine qu'elles ne procurent de plaisir. Ce qu'il y a de préférable dans le coït, ce qui met le comble à la jouissance, c'est l'étreinte, ce sont les baisers et les sucements de lèvres : voilà ce qui distingue le coït de l'homme et celui des animaux. Nul n'est insensible aux jouissances qui proviennent de la différence des sexes, et l'homme passionné pour le coït y trouve la suprême félicité.
Lorsque l'amour de l'homme est porté à son plus haut degré, tous les plaisirs du coït deviennent faciles pour lui, et il est satisfait par l'étreinte et par les baisers. C'est là la source du bonheur pour tous les deux.
Il convient que l'amateur de coït mette à l'épreuve toutes ces manières sur la femme, afin qu'il sache quelle est la position qui procure à celle-ci la plus grande somme de plaisir. Ce sera alors celle qu'il prendra de préférence, lorsqu'il la besognera : il satisfera ainsi ses désirs et conservera son affection.
Beaucoup de gens ont mis à l'épreuve sur les femmes les positions dont j'ai donné la description. Aucune n'a été trouvée préférable à celle dite Dok el arz.
On raconte, à ce sujet, qu'un homme avait une maîtresse d'une beauté incomparable, remplie de grâces et de perfections. Il avait l'habitude de la besogner à la manière ordinaire, à l'exclusion de toute autre. Cette femme n'en éprouvait aucune des jouissances qui doivent être la conséquence de cet acte, et il en résultait qu'elle était toujours fort maussade après le coït.
L'homme se plaignit à une vieille femme, qui lui dit : «Essaie diverses manières de coït avec ta maîtresse jusqu'à ce que tu en trouves une qui lui apporte du contentement. Ne la caresse plus dés lors que de cette façon, et elle te vouera une affection sans bornes.»
L'homme essaya donc sur sa femme diverses manières de coït, et, lorsqu'il en arriva à la manière dite Dok el arz, il la vit dans les plus violents transports d'amour et rencontra en elle, au moment de la jouissance, un pompoir énergique. Elle lui disait, tout en mordant ses lèvres : «Voilà la véritable manière de faire l'amour !»
Ces démonstrations prouvèrent, en effet, à l'amant, que sa maîtresse ressentait dans cette posture le plus vif plaisir, et il ne la besogna plus que de cette manière. Il atteignit ainsi le but de ses efforts, en se faisant aimer éperdument de la femme.
Essaie donc tour à tour les diverses postures de coït, car chaque femme aime la manière qui lui donne une jouissance complète ; mais le plus grand nombre a une prédilection marquée pour la manière dite Dok el arz, parce qu'en l'appliquant on se trouve collé ventre à ventre, bouche à bouche, et que l'action du pompoir manque alors rarement de se produire.
Il me reste à parler des divers mouvements en usage pour le coït.
Je vais en décrire quelques-uns, afin de répondre à tes désirs.
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Erotique
dimanche 25 février 2007
12 The Perfumed Garden for the Recreation of Souls
The preceding descriptions furnish a large number of procedures, that cannot well be all put to the proof; but with such a variety to choose from, the man who finds one of them difficult to practise, can easily find plenty of others more to his convenience.
I have not made mention of positions which it appeared to me impossible to realize, and if there be anybody who thinks that those which I have described are not exhaustive, he has only to look for new ones.
It cannot be gainsaid that the Indians have surmounted the greatest difficulties in respect to coition. As a grand exploit, originating with them, the following may be cited:
The woman being stretched out on her back, the man sits down on her chest, with his back turned to her face, his knees turned forward and his nails gripping the ground; he then raises her hips, arching her back until he has brought her vulva face to face with his member, which he then inserts, and thus gains his purpose.
This position, as you perceive, is very fatiguing and very difficult to attain. I even believe that the only realization of it consists in words and designs. With regard to the other methods described above, they can only be practised if both man and woman are free from physical defects, and of analogous construction; for instance, one or the other of them must not be hunchbacked, or very little, or very tall, or too obese. And I repeat, that both must be in perfect health.
I shall now treat of coition between two persons of different conformation. I shall particularise the positions that will suit them in treating each of them severally.
I shall first discourse of the coition of a lean man and a corpulent woman, and the different postures they may assume for the act, assuming the woman to be lying down, and being turned successively over on her four sides.
If the man wants to work her sideways he takes the thigh of the woman which is uppermost, and raises it as high as possible on his flank, so that it rests over his waist; he employs her undermost arm as a pillow for the support of his head, and he takes care to place a stout cushion beneath his undermost hip, so as to elevate his member to the necessary height, which is indispensable on account of the thickness of the woman's thighs.
But if the woman has an enormous abdomen, projecting by reason of its obesity over her thighs and flanks, it will be best to lay her on her hack, and to lift up her thighs towards her belly; the man kneels between them, having hold of her waist with his hands, and drawing her towards him; and if he cannot manage her in consequence of the obesity of her belly and thighs, he must with his two arms encircle her buttocks, But it is thus impossible for him to work her conveniently, owing to the want of mobility of her thighs, which are impeded by her belly. He may, however, support them with his hands, but let him take care not to place them over his own thighs, as, owing to their weight, he would not have the power nor the facility to move. As the poet has said:
If you have to explore her, lift up her buttocks,
In order to work like the rope thrown to a drowning man.
You will then seem between her thighs
Like a rower seated at the end of the boat.
The man can likewise couch the woman on her side, with the innermost leg in front; then he sits down on the thigh of that leg, his member being opposite her vulva, and lets her raise the upper leg, which she must bend at the knee. Then, with his hands seizing her legs bind thighs, he introduces his member, with his body lying between her legs, his knees bent, and the points of his feet against the ground, so that he can elevate his posterior, and prevent her thighs from impeding the entrance. In this attitude they can enter into action.
If the woman's belly is enlarged by reason of her being with child, the man lets her lie down on one side; then placing one of her thighs over the other, he raises them both towards the stomach, without their touching the latter; he then lies down behind her on the same side, and can thus fit his member in. In this way he can thrust his tool in entirely, particularly by raising his foot, which is under the woman's leg, to the height of her thigh. The same may be done with a barren woman; but It is particularly to be recommended for the woman who is enceinte, as the above position offers the advantage of procuring her the pleasure she desires, without exposing her to any danger.
In the case of the man being obese, with a very pronounced rotundity of stomach, and the woman being thin, the best course to follow is to let the woman take the active part. To this end, the man lies down on his back with his thighs close together, and the woman lowers herself upon his member, astride of him; she rests her hands upon the bed, and he seizes her arms with his hands. If she knows how to move, she can thus, in turn, rise and sink upon his member; if she is not adroit enough for that movement, the man imparts a movement to her buttocks by the play of one of his thighs behind them. But if the man assumes this position, it may sometimes become prejudicial to him, inasmuch as some of the female sperm may penetrate into his urethra, and grave malady may ensue therefrom. It may also happen--and that is just as bad--that the man's sperm cannot pass out, and returns into the urethra.
If the man prefers that the woman should lie on her back, he places himself, with his legs folded under him, between her legs, which she parts only moderately. Thus, his buttocks are between the woman's legs, with his heels touching them. In performing this way he will, however, feel fatigue, owing to the position of his stomach resting upon the woman's, and the inconvenience resulting therefrom; and, besides, he will not be able to get his whole member in the vulva.
It will be similar when both he on their sides, as mentioned above in the case of pregnant women.
When both man and woman are fat, and wish to unite in coition, they cannot contrive to do it without trouble, particularly when both have prominent stomachs. In these circumstances the best way to go about it is for the woman to be on her knees with her hands on the ground, so that her posterior is elevated; then the man separates her legs, leaving the points of the feet close together and the heels parted asunder; he then attacks her from behind, kneeling and holding up his stomach with his hand, and so introduces his member. Resting his stomach upon her buttocks during the act he holds the thighs or the waist of the woman with his hands. If her posterior is too low for his stomach to rest upon, he must place a cushion under her knees to remedy this.
I know of no other position so favourable as this for the coition of a fat man with a fat woman.
If, in fact, the man gets between the legs of a woman on her back under the above-named circumstances, his stom
I have not made mention of positions which it appeared to me impossible to realize, and if there be anybody who thinks that those which I have described are not exhaustive, he has only to look for new ones.
It cannot be gainsaid that the Indians have surmounted the greatest difficulties in respect to coition. As a grand exploit, originating with them, the following may be cited:
The woman being stretched out on her back, the man sits down on her chest, with his back turned to her face, his knees turned forward and his nails gripping the ground; he then raises her hips, arching her back until he has brought her vulva face to face with his member, which he then inserts, and thus gains his purpose.
This position, as you perceive, is very fatiguing and very difficult to attain. I even believe that the only realization of it consists in words and designs. With regard to the other methods described above, they can only be practised if both man and woman are free from physical defects, and of analogous construction; for instance, one or the other of them must not be hunchbacked, or very little, or very tall, or too obese. And I repeat, that both must be in perfect health.
I shall now treat of coition between two persons of different conformation. I shall particularise the positions that will suit them in treating each of them severally.
I shall first discourse of the coition of a lean man and a corpulent woman, and the different postures they may assume for the act, assuming the woman to be lying down, and being turned successively over on her four sides.
If the man wants to work her sideways he takes the thigh of the woman which is uppermost, and raises it as high as possible on his flank, so that it rests over his waist; he employs her undermost arm as a pillow for the support of his head, and he takes care to place a stout cushion beneath his undermost hip, so as to elevate his member to the necessary height, which is indispensable on account of the thickness of the woman's thighs.
But if the woman has an enormous abdomen, projecting by reason of its obesity over her thighs and flanks, it will be best to lay her on her hack, and to lift up her thighs towards her belly; the man kneels between them, having hold of her waist with his hands, and drawing her towards him; and if he cannot manage her in consequence of the obesity of her belly and thighs, he must with his two arms encircle her buttocks, But it is thus impossible for him to work her conveniently, owing to the want of mobility of her thighs, which are impeded by her belly. He may, however, support them with his hands, but let him take care not to place them over his own thighs, as, owing to their weight, he would not have the power nor the facility to move. As the poet has said:
If you have to explore her, lift up her buttocks,
In order to work like the rope thrown to a drowning man.
You will then seem between her thighs
Like a rower seated at the end of the boat.
The man can likewise couch the woman on her side, with the innermost leg in front; then he sits down on the thigh of that leg, his member being opposite her vulva, and lets her raise the upper leg, which she must bend at the knee. Then, with his hands seizing her legs bind thighs, he introduces his member, with his body lying between her legs, his knees bent, and the points of his feet against the ground, so that he can elevate his posterior, and prevent her thighs from impeding the entrance. In this attitude they can enter into action.
If the woman's belly is enlarged by reason of her being with child, the man lets her lie down on one side; then placing one of her thighs over the other, he raises them both towards the stomach, without their touching the latter; he then lies down behind her on the same side, and can thus fit his member in. In this way he can thrust his tool in entirely, particularly by raising his foot, which is under the woman's leg, to the height of her thigh. The same may be done with a barren woman; but It is particularly to be recommended for the woman who is enceinte, as the above position offers the advantage of procuring her the pleasure she desires, without exposing her to any danger.
In the case of the man being obese, with a very pronounced rotundity of stomach, and the woman being thin, the best course to follow is to let the woman take the active part. To this end, the man lies down on his back with his thighs close together, and the woman lowers herself upon his member, astride of him; she rests her hands upon the bed, and he seizes her arms with his hands. If she knows how to move, she can thus, in turn, rise and sink upon his member; if she is not adroit enough for that movement, the man imparts a movement to her buttocks by the play of one of his thighs behind them. But if the man assumes this position, it may sometimes become prejudicial to him, inasmuch as some of the female sperm may penetrate into his urethra, and grave malady may ensue therefrom. It may also happen--and that is just as bad--that the man's sperm cannot pass out, and returns into the urethra.
If the man prefers that the woman should lie on her back, he places himself, with his legs folded under him, between her legs, which she parts only moderately. Thus, his buttocks are between the woman's legs, with his heels touching them. In performing this way he will, however, feel fatigue, owing to the position of his stomach resting upon the woman's, and the inconvenience resulting therefrom; and, besides, he will not be able to get his whole member in the vulva.
It will be similar when both he on their sides, as mentioned above in the case of pregnant women.
When both man and woman are fat, and wish to unite in coition, they cannot contrive to do it without trouble, particularly when both have prominent stomachs. In these circumstances the best way to go about it is for the woman to be on her knees with her hands on the ground, so that her posterior is elevated; then the man separates her legs, leaving the points of the feet close together and the heels parted asunder; he then attacks her from behind, kneeling and holding up his stomach with his hand, and so introduces his member. Resting his stomach upon her buttocks during the act he holds the thighs or the waist of the woman with his hands. If her posterior is too low for his stomach to rest upon, he must place a cushion under her knees to remedy this.
I know of no other position so favourable as this for the coition of a fat man with a fat woman.
If, in fact, the man gets between the legs of a woman on her back under the above-named circumstances, his stom



